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Mardi 17 juin 2008

Philippe attendit le Dr Morin pour tenter de le convaincre de le laisser emmener Broca. Il s'attendait à ce qu'il refuse, mais ce fut le contraire. Bien sûre, le Dr Morin posa des questions auxquelles Philippe répondit aussi bien qu'il le pu. Il expliqua que d'après lui, Broca souffrait d'une forme extrême d'agoraphobie probablement doublé d'une ultra-sensibilité aux ondes électromagnétiques dégagées par tous les appareils qui l'entouraient. Le seul moyen de vérifier cette hypothèse était de l'éloigner le plus possible de la civilisation. Après quelques hésitations bien compréhensible, Dr Morin accepta de lui confier son patient en lui disant qu'il avait tenté tous les traitements qu'il connaissait pour l'aider, alors si Philippe avait une idée qui n'avait pas encore été essayé, pourquoi ne pas le faire. De toutes manières, c'était probablement la dernière chance de Broca qui s'affaiblissait davantage de jour en jour.


Le Dr Morin mis, tout de même, une condition: que le Dr Campini soit du même avis et approuve cette idée. Comme elle devait passer le chercher à 9 h, le plus simple était de l'attendre pour discuter de cela.


Quand elle arriva, ils parlèrent de la situation et de l'idée de Philippe, elle se rangea à l' avis du Dr Morin, puisque les traitements conventionnels ne fonctionnent pas ; mieux vaux tenter quelque chose de non conventionnel que de laisser Broca dépérir de cette manière. Aussitôt dit, aussitôt fait, le docteur Morin prépara les papiers nécessaire pour qu'ils puissent l'emmener le jour même.


Après l'avoir préparé pour le voyage, ils emmenèrent Broca dans une cabane que leur a indiqué Quentin, un membre de la ligue qui aime beaucoup la solitude. Cette cabane se trouve dans une forêt assez éloignée de l'habitation la plus proche. Quentin leur a donné rendez-vous sur le chemin pour leur indiquer la fin de la route et les aider à transporter le patient. Le transport de Broca sur une civière sur environ 3 km a été assez difficile et leur prit plus de 2 heures. Le terme de cabane n'était pas exagéré, pas d'électricité, pas d'eau courante, mais, tout de même, une petit poêle à bois pour se chauffer et faire à manger. Ils déposèrent Broca sur le lit, il a dormi durant quasiment tout le voyage. Philippe resta avec Broca pendant que Quentin raccompagna le Dr Campini à la voiture. Par sécurité, il leur donna un talkie-walkie au cas où ils auraient un problème pendant le retour, en forêt, il vaut mieux être prudent. Quentin passa la nuit chez un ami qui le déposa à la lisière de la forêt le lendemain matin pour qu'il puisse retourner à la cabane de bonne heure.


La nuit de Broca sembla moins agitée que la précédente, selon les constatations Philippe qui dormi sur un lit de camps. Peut-être que ce n'était qu'une impression, car Philippe s'était rapidement endormi après une nuit blanche et une longue marche, mais ayant le sommeil léger, il pense qu'il se serait réveillé si Broca s'était agité comme la nuit précédente.

 

(à suivre ...)

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Lundi 14 avril 2008

Quand ils entrèrent dans la chambre, Bertrand Broca dormait, apparemment, paisiblement, mais Philippe ne s'y trompait pas. En attendant son réveil, le Dr Campini et Philippe purent consulter son dossier et les traitements qui lui sont administrés.


Environ trois-quart d'heure plus tard, Bertrand Broca se réveilla très agité. Philippe essaya de lui parler sans grand résultat, ses propos étaient totalement incohérent. Il était encore sous les effets des médicaments. Il faudrait au moins quelques heures pour qu'il retrouve sa lucidité, enfin s'il lui en restait. Philippe en discuta avec le Dr Campini et le Dr Morin, il voulait pouvoir passer le plus de temps possible auprès de Broca. Après quelques réticences du Dr Morin, celui-ci accepta que Philippe passe la nuit auprès du patient pour guetter ses moments de lucidité.


Philippe s'installa dans la chambre sur une chaise face au lit. Broca continua de s'agiter, il parlait mais de manière incompréhensible. Au bout de deux heures environ, il se calma et fini par s'endormir. La nuit passa entre moment d'agitation et de sommeil, mais sans communication possible.


Vers 7 heures, Philippe reçu un coup de téléphone, c'était Mnémos qui lui dit qu'il avait passé une partie de la nuit dans la chambre en astral. Il dit à Philippe que s'il voulait aider cet homme, il fallait absolument l'éloigner des gens, de tous les gens, que c'était le seul moyen de lui faire retrouver ses esprits. Philippe répondit que cela risquait d'être compliqué, mais qu'il ferait tout son possible pour y parvenir.


(à suivre ...)

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Mercredi 27 février 2008

 

Ils arrivèrent en début d'après-midi à l'hôpital psychiatrique, le directeur les reçu immédiatement car il n'avait jamais vu un cas comme celui de ce patient et voulait savoir ce que lui voulait ces deux personnes. Philippe n'a jamais apprécié ce genre de lieu, le traitement des patients y sont parfois douteux. Mais il devait reconnaître que, comme dans tous les milieux, il y a des bons et des mauvais et que cet hôpital malgré son peu de moyen se situe plutôt dans les bons. Les patients ont l'air d'être bien traité.

Le directeur, après une petite visite des lieux, les invite à entrer dans son bureau. Une fois installé, le directeur leur demanda ce qui les avait amener à s'intéresser au cas de ce patient, question délicate dans ces circonstances. Philippe expliqua qu'il en avait entendu parler en discutant avec un collègue durant un colloque dont, malheureusement, il ne se rappelait plus le nom. C'est tout ce qu'il avait trouvé comme histoire à raconter et en la disant, elle lui parut totalement ridicule, mais croisa les doigts pour que le directeur l'accepte sans poser trop de question.

Ils eurent de la chance, leur histoire fut acceptée sans problème par le directeur et ils purent commencer à parler du patient qui s'appelait Bertrand Broca

 

Le patient est arrivé dans cet hôpital il y a 6 mois, après avoir été transféré d'un commissariat de police. Des riverains avaient signalé quelqu'un qui errait dans les champs et les bois de la région. La police l'a découvert endormi dans un abris de chasseur. Quand ils l'ont réveillé, il a essayé de s'enfuir, ce qui leur paru suffisamment suspect pour l'embarquer le temps de vérifier son identité. Son comportement est devenu de plus en plus agité et même violent par moment, mais surtout incohérent. Après avoir essayé de le calmer et de l'interroger, ils durent se résoudre à l'amener dans un service d'urgence psychiatrique. Dans ce service, ils tentèrent de trouver des membres de sa famille grâce à ses papiers d'indentité, mais il n'en avait pas. Au bout de quelques jours et un certain nombre d'examens, son cas restait mystérieux, comme ils ne pouvaient le garder plus longtemps, il contactèrent l'hôpital où il se trouve depuis.

 

Le directeur leur montra le dossier du patient, comme pathologie tout ce qu'il y avait d'écrit, c'était:

"psychose- paranoïac? Ou agoraphobie extrême?"

Rien de bien définitif comme diagnostic.

 

Le Dr Morin qui était aussi le directeur, leur demanda s'ils pensaient pouvoir aider ce patient. Philippe lui répondi qu'il leur faudrait d'abord l'examiner, mais qu'ils espèraient que oui. Le directeur leur dit que s'il pouvait faire quoi que ce soit pour les aider, qu'ils n'hésitent pas à le lui faire savoir.

 

Le moment était venu d'aller voir le patient dans sa chambre.

 

(suite...)

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Dimanche 24 février 2008
Sélène et Philippe se mirent à la table qui se trouvait de l'autre côté du salon pour mettre au point une histoire crédible pour entrer dans l'hôpital. Pendant ce temps, Mnémos, Jo et Audric échangeaient leurs points de vue au sujet d'une « surveillance astrale » de l'empathique. Tous trois étaient d'accord sur le fait qu'une surveillance de l'état du « malade » était nécessaire, mais Audric se sentait près pour effectuer seul une suveillance, ce que les autres n'approuvaient pas. Ils le trouvaient encore trop novice et instable dans son état astral et cela pourrait se révéler dangereux s'il se trouvait confronté à l'âme empathique. Il n'aurait peut-être pas le réflexe de revenir dans son corps et si le lien invisible entre son corps physique et son corps astral rompait, son corps physique mourrait immédiatement. Sous les protestations d'Audric, Mnémos accepta qu'il aille voir l'empathique, mais uniquement s'il est accompagné de lui-même ou de Jo. Audric râlant et disant qu'il n'était plus un gamin qui doit donner la main à sa mère pour traverser la route, mais il fini par promettre qu'il n'irait pas seul.


Deux jours passent, Sélène et Philippe ont mis au point un plan. Philippe doit contacter une amie psychiatre à qui il exliquera qu'il a eu vent d'un cas atypique qu'il aimerait étudier, mais qu'il voudrait tout d'abord avoir son diagnostic. Sitôt décidé, Philippe prend contact avec son amie, bien entendu il resta évasif sur la façon dont il avait entendu parlé de ce cas. Elle accepta de lui rendre ce service, même s'il lui fallait aller jusqu'à Dijon pour ça. Elle devait bien ça à Philippe qui lui a déjà rendu service à plusieures reprises. Ils se mirent d'accord pour se retrouver le surlendemain.


Pendant ce temps , Mnémos, Jo et Audric surveillèrent Broca. Son cas ne s'arrangeait guère, il était toujours sous fortes doses de calmant et divers autres médicaments, qui lui provoquèrent d'autres évasions astrales dans un état de conscience très altéré. On ne peut pas dire qu'il était maltraité, les médecins pensaient faire pour le mieux avec ce qu'ils savaient, mais ne comprenaient pas son cas.


Le jour du départ était arrivé, ils avaient reçu l'autorisation de voir le patient, grâce à un coup de téléphone du Dr Campini, l'amie de Philippe, à l'hôpital.
(à suivre)

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Mercredi 20 février 2008

L'heure de la réunion n'était pas encore arrivée qu'ils étaient déjà tous au Manoir, sauf Mnémos. Philippe et Sélène étaient assis sur les fauteuils du salon, pendant que Jo et Audric tournaient comme des lions en cage, chacun essayant à sa manière de deviner qui pouvait bien être ce monsieur Broca et qu'est ce qui avait bien pu le mettre dans un état pareil. Audric avait essayé de convaincre Jo de le guider en voyage astral jusqu'à cet hôpital, mais ce dernier a refusé en disant qu'il était inutile de gaspiller son énergie ainsi et qu'il valait mieux attendre Mnémos. Peut-être qu'ils auraient besoin bientôt de toutes leurs forces, Audric savait que Jo avait raison, mais il détestait rester comme ça, sans rien pouvoir faire.

 

Enfin Mnémos arrive, c'est toujours surprenant de voir le respect qu'il inspire malgré qu'il n'ai pas encore atteint ses 25 ans. Tout le monde s'installe dans le salon et attends que le sage prenne la parole.

(M= Mnémos ; A= Audric ; P = Philippe ; J = Jo ; S = Sélène)

 

            M- Merci d'être là, je vais être bref car j'imagine que Jo et Audric vous ont mis au courant de ce qu'ils savent. On doit faire sortir ce Broca de l'hôpital psychiatrique où il est interné, car non seulement il n'est pas fou, mais le laisser là-bas serait le condamner à mort.

            A- Mais qu'est-ce qu'il a?

            M- Un peu de patience Audric, j'y viens. Je suis quasi certain que c'est un empathique.

            A- Quoi, mais qu'est-ce que ça veux dire?

            M- L'empathie c'est quand...

            A- Merci, je sais ce que signifie empathie, il est capable d'imaginer les sentiments des autres. Moi aussi, je suis triste quand je vois les dégâts d'une famine ou d'une guerre, mais je ne vois pas le rapport avec son état actuel.

            M- Lui ne s'imagine pas, il ressent physiquement les sentiments et/ou les sensations physiques de ceux qui sont près de lui. Je ne sais pas encore s'il est un empathique complet ou partiel.

            P- Je n'ai jamais entendu parlé de ce type de pathologie

            M- Pas étonnant c'est extrèmement rare, moi-même je n'en avais jamais vu. C'est un de mes maîtres qui m'en à parler il y a quelques siècles. Imaginez ce qu'il doit ressentir dans un lieu comme celui-là, non seulement il ne risque pas d'aller mieux, mais tout ce qu'il ressent est en train de l'épuiser.

            A- Et qu'est-ce qu'on peut faire? On ne peut pas se pointer là-bas en leur disant qu'ils ont interné un empathique par erreur et qu'ils devraient le laisser sortir pour qu'il aille mieux. C'est nous qu'ils ne laisseraient plus sortir!

            M- c'est pour ça que je voulais que Philippe et Sélène soient là.

            P- Je n'ai pas le pouvoir de le faire sortir, d'autant plus que ce n'est pas mon patient.

            J- Tu ne pourrais pas trouver quelque chose, une étude, un article pour te rendre à cet hôpital et t'interresser à lui, comme sujet par exemple.

            P- C'est pas une mauvaise idée, ça vaut le coup d'essayer. Je m'y met tout de suite!

            S- Je vais t'aider.
(à suivre...)

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Lundi 18 février 2008

Le corps de l'âme en détresse était sur un lit, plus exactement attaché sur un lit d'hôpital. Jo tourna un peu dans le bâtiment et trouva ce qui n'allait pas, ce qui clochait. Le fameux détail, c'était les barreaux aux fenêtres. Il était dans un hôpital psychiatrique, comment ne l'avait-il pas compris tout de suite!

Maintenant, il restait à trouver l'identité de ce patient, pourquoi il souffre autant et où se trouve cet hôpital. Cette dernière question fût rapidement résolu en trouvant le secrétariat et le courrier posé sur le bureau avec l'adresse sur l'enveloppe. L'hôpital se trouvait sur une commune près de Dijon. En France, c'est déjà ça, se dit Jo, il aurait très bien pu se retrouver en Australie.

Le fait de ne pouvoir être ni vu, ni entendu avait des avantages, il pouvait circuler comme il le voulait et même dans les pièces fermées à clef. L'inconvénient, c'est que n'ayant pas de corps physique, il ne pouvait pas fouillé dans les dossiers pour trouver l'identité de celui qui lui a demandé de l'aide.

 

Jo retourna près du lit de l'âme en détresse en espérant qu'un médecin ou qu'une infirmière vienne le voir et prononce son nom. C'était le seul moyen qui lui est venu à l'esprit. Il y resta près de 2h sans résultat. Une fois revenu dans son corps, il contacta Mnémos pour lui raconté tout ce qu'il avait vu. Le sage lui demanda, s'il se sentait suffisament en forme pour y retourner tout de suite, afin de lui montrer l'endroit et la personne, pour ne pas interrompre la surveillance. Jo dit que oui, il pouvait et qu'il passait immédiatement le chercher au temple où se trouvait Mnémos. Moins de 5 minutes plus tard, ils se trouvaient tous les deux au pied du lit de l'inconnu. Mnémos fit comprendre à Jo qu'il pouvait rentrer se reposer.

 

Le lendemain matin, Mnémos téléphona au Manoir, ce fut Audric qui décrocha, car Jo dormait encore. Il lui raconta que l'inconnu s'appelait Broca, il n'avait pas pu découvrir son prénom. Il demanda à Audric de contacter Philippe et Sélène, afin d'organiser une réunion au Manoir le soir même. Il pensait avoir découvert le problème de ce Mr Broca et s'il avait raison il fallait le faire sortir de l'hôpital psychiatrique au plus vite. Il expliquerait tout le soir à la réunion, ce qui laissa Audric sur sa faim.

(suite)

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Dimanche 17 février 2008

 

Il resta en état de voyage astral durant plus de deux heures sans résultat. Une fois revenu dans son corps, il descendi dans le grand salon du manoir où Audric l'attendait en buvant un café. Il lui raconta immédiatement son expérience. Audric lui conseilla d'en parler à Mnémos, peut-être qu'il aura un moyen de le retrouver. Jo approuva et lui dit qu'il irait le voir le lendemain. Comme il était l'heure où Audric prenait son cours de voyage astral, Jo lui demanda s'il ne préférait pas le remettre à plus tard pour limiter le risque de se retrouver confronter à cette âme tourmentée. Audric lui dit qu'au contraire, il voulait le faire qu'il se sentait capable de gérer cette situation, si elle se présentait.

Le voyage d'Audric se déroula comme les autres fois, pas de signe de l'âme en détresse.

 

Le lendemain, quand Jo raconta son expérience à Mnémos, il lui dit qu'il serait bon de faire quelques « patrouilles », qu'ils devraient se relayer pour couvrir plus de temps, mais qu'il ne fallait pas se faire trop d'illusion. S'il ne retrouvait pas cette âme, ça pourrait signifier que sa souffrance s'est atténuée, qu'elle n'a plus suffisament d'énergie pour décoller ou qu'elle est en train de changer d'enveloppe, autrement dit que sa précédentes enveloppe est morte. Ils se mirent d'accord sur le rythme des « patrouilles », Mnémos ferait 3h le matin et Jo 2h durant l'après-midi pendant les deux prochaines semaines. S'il n'y avait rien de nouveau d'ici là, continuer ne servirait probablement à rien.

 

Les deux jours suivants ne donnèrent rien, mais le troisième, Jo se retrouva à nouveau confronté a l'âme en détresse, les sensations étaient les mêmes. Cette fois, il résista à son envie de fuir et se concentra sur le fait de suivre cette âme jusqu'à ce qu'elle regagne son corps. Il voyait le paysage défiler à toute vitesse, comme si cette âme ne savait pas où aller ou qu'elle ne contrôlait rien. Jo n'avait aucune idée du temps que cela dura avant que l'âme sembla être aspirée et il eu un mal fou à la suivre. Quelques instants plus tard, il se retrouva dans une chambre qui ressemblait à celle d'un hôpital, mais quelque chose n'allait pas, sans pouvoir dire quoi.

(suite)

 

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Vendredi 8 février 2008

Quelques mois ont passé depuis que la « Ligue » a eu affaire à la secte et Audric est à nouveau en pleine forme. Jo est toujours au Manoir et tient sa promesse en apprenant le voyage astral à Audric. Un jour, lors d'une scéance où Jo travaille seul sa maîtrise du « décollage » afin de mieux pouvoir l'expliquer à Audric lors de leurs prochain cours. Il procède comme il en a l'habitude, une fois son décollage réussi, il se trouve comme assailli par un autre corps astral qui le supplie de l'aider. Les corps astraux ne s'exprimernt pas avec des mots mais par une sorte de transmission à la fois de pensées et de sensations. Les sensations transmises par cette âme inconnue étaient extrèmement pénible et le premier réflèxe de Jo fut de faire cesser cette communication très désagréable. Une fois de retour dans son corps, il regretta aussitôt d'avoir rompu le contact sans savoir de qui il s'agissait et où le trouver.

Il décida de repartir immédiatement pour essayer de le retrouver et que s'il y parvenait, il le suivrait jusqu'à découvrir son identité.

 

(suite...)

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Vendredi 8 février 2008
Après que Jo se soit reposé, il se remis en état de voyage astral direction le Népal en espérant que Mnémos soit en état de méditation, un des rares états où un corps astral peut être perçu et peut communiquer avec un autre être vivant. Il lui fallu près d'une demi-heure pour le trouver, et encore heureusement que le voyage astral se passe à la vitesse de la pensée. Quand il le découvrit, Mnémos était bien en état de méditation, comme pendant près de 10 heures par jour quand il est dans ce monastère. Il ne mis que quelques minutes pour entrer en communication avec lui, malgré son manque de pratique. Il lui expliqua la situation et le plan qu'il avait mis au point pour faire sortir Audric. Le sage accepta de l'aider, reconnaissant qu'il était urgent d'agir et ne voyant pas de meilleur moyen, en tout cas pas de plus rapide.

 

Jo ne s'attarda pas plus longtemps, le voyage ayant été très éprouvant. Il regagna son corps physique et alla retrouver les autres au salon pour leur expliquer le plan dans les moindres détails et le rôle de chacun. Il regrettait de ne pas pouvoir se joindre à eux, mais il était totalement épuisé et ne serait d'aucune utilité dans cet état.

 

A 1h du matin, Sélène, Marc et Philippe se trouvent près de la grille devant la résidence où est enfermé Audric. Ils ont pris garde de se tenir hors du champs des caméras en attendant le signal. Deux claquements de mains, c'est le signal, les caméras sont coupées. Ils s'approchent de la grille, l'un des deux gardes que Sélène et Philippe ont rencontré le matin même est en train d'ouvrir la grille pour les faire entrer.

 

          S- Où est l'autre garde?

           Le garde - Un disciple lui a offert un jus de fruit un peu soporifique!

          S- Pourquoi un disciple?

           Le garde (Mnémos) - Ce garde-ci n'était pas encore endormi, j'ai dû prendre ce qu'il y avait comme corps disponible. Pour les détails on verra plus tard, autant ne pas s'attarder.

 

Philippe sorti de sa poche le plan que Jo avait dessiné pour qu'il puisse trouver Audric rapidement. Direction la grande maison, heureusement ils n'avaient pas été très originaux et l'avait mis à la cave. C'était un avantage, car l'entrée de la cave était près de la porte de service et à cette heure-ci, il n'y avait personne au rez-de-chaussée. La porte d'entrée était fermée à clef, mais le garde l'avait sur lui, facile. Ils entrent et se retrouvent dans l'arrière-cuisine, la traversent, puis passent la cuisine pour se retrouver dans un couloir avec des portes de chaque côté et au bout celle qu'ils cherchaient, la porte de la cave. Ils arrivèrent devant, Marc tourna la poignée, elle était fermée.

Mais avant qu'il n'ai pu dire quoi que se soit, le garde, enfin Mnémos, sortit une clef de sa poche et ouvrit la porte. En voyant leurs regards interrogateurs, il chuchota: “pas le temps de vous expliquer” et leur fit signe de descendre, lui resta en haut au cas où quelqu'un arrive.

En bas, il y avait plusieurs portes, ils se dirigèrent vers la troisième. Bien sûre, elle était fermée mais le verrou étant à l'extérieur, pas besoin de clef cette fois. Ils entrèrent et virent Audric sur un simple matelas à même le sol. Il était endormi ou inconscient difficile à dire de là où ils se trouvaient.

 

Marc s'approcha et essaya de le réveiller, mais n'obtint qu'un gémissement. Comme l'avait dit Jo, il semblait drogué. Comme il ne pouvait pas marcher Philippe et Marc durent le porter, Sélène ouvrait la marche. Ils ne s'attardèrent pas, le plus urgent étant de faire sortir Audric et de l'emmener à l'hôpital. Une fois arrivé à la grille, ils se sentaient soulagé, tout s'était bien passé et ça été bien plus facile qu'ils ne l'auraient cru. A force de voir des films d'actions, on fini par s'attendre à trouver des systèmes de sécurité avec des laser et des mitrailleuses dans tous les coins!

 

En sortant de la résidence, ils remercièrent et dirent au revoir à Mnémos, qui devait ramener son corps d'emprunt dans son lit et regagner le sien au Népal. Ils transportèrent Audric toujours inconscient dans la voiture garée un peu plus loin. Philippe l'examina rapidement, mais n'étant que psychologue, sa formation médicale était plus que limitée. Il pu néanmoins vérifier sa réspiration, son pouls et ses pupilles. Il ne constata rien d'anormal à ces niveaux, aux vues de ses connaissances. C'était juste pour se rassurer et rassurer les autres.

 

Une fois installé dans la voiture, ils prirent immédiatement la direction de l'hôpital le plus proche. Pendant que Philippe conduisait, Marc téléphona à Jo, pour lui dire qu'ils avaient réussi et tout s'était déroulé comme prévu. Ils le rapellerait de l'hopital quand ils en sauraient davantage sur l'état d'Audric. Vingt minutes plus tard, ils arrivèrent aux urgences de l'hôpital.

Au bout de trois heures, un médecin vint les voir pour leur donner des nouvelles. Audric avait effectivement été drogué, on lui avait injecté une forte dose de calmant et apparement, il ne s'était pas laissé faire car il avait des contusions et une côte de fracturé. Le medecin leur dit qu'il devrait se réveiller d'ici quelques heures et ne devrait pas garder de séquelles. Rassurés, ils réalisèrent qu'ils étaient épuisés et décidèrent de rentrer à l'hôtel pour quelques heures de sommeil. Une infirmière leur proposa de les prévenir dès qu'il serait réveillé, Marc la remercia et donna son numéro de portable.

 

A 11h du matin, le portable de Marc sonna, Audric était réveillé. Ils partirent aussitôt pour l'hôpital avec Jo en plus cette fois-ci. Ils avaient tous envie de le revoir et de savoir ce qu'il s'était passé. En arrivant dans sa chambre, ils trouvèrent Audric dans son lit en train de manger. Il parraissait en bonne forme mis à part le gros bleu qu'il avait sur la pomette et qu'aucun d'eux n'avait remarqué avant. Il les accueilli avec un grand sourir.

 

          A- Salut tout le monde, déjà là!?

          M- Oui, j'avais donné mon numéro à une infirmière pour qu'elle nous prévienne de ton réveil.

          A- Une infirmière, hein, on peut dire que tu perds pas le nord!

          M- Voyons, c'est pas ce que tu imagines, on était inquièt.

          A- Quoi...Parce que je suis à l'hôpital, j'ai plus le droit de te mettre en boîte?

          P- Bon, maintenant qu'on sait que tu n'as pas perdu ton sens de l'humour. Tu pourrais nous dire ce qu'il t'est arrivé.

          A- OK, les choses ont déraillé le lendemain de mon coup de téléphone. En fait, c'est de ma faute. J'ai croisé Sébastien, le frère de Julie, durant une scéance de lavage de cerveau dirigé par le “Maître”. Je l'ai reconnu grâce à la photo qu'elle nous a montré et je suis allé lui parler. On a discuté une bonne demi-heure et à un moment il a parlé de sa soeur et je lui ai demandé si Julie ne lui manquait pas. Il ne m'avait jamais dit qu'elle s'appelait Julie. Bonjour la bourde!

          S- En résumé, tu t'es trahie comme le dernier des crétins.

          A- On peut voir ça comme ça, en effet, mais ce serait pas très gentil de dire ça a quelqu'un qui a failli mourir.

          S- C'est vrai, désolé, je voulais pas dire ça.

          A- C'est pas grave et puis t'as raison, je suis un crétin.

          M- Et après qu'est-ce qui s'est passé?

          A- Sur le moment, il a fait comme s'il n'avait rien remarqué. Mais il a prévenu des responsables qui me sont tombé dessus sans crier gare. Il m'ont emmené dans le bureau du “Maître” qui m'a demandé qui m'envoyait, j'ai nié en bloc, mais ça n'a pas marché. Il s'est persuadé que j'étais de la police et que des collègues attendaient mon signal pour donner l'assaut et massacrer tout le monde. Vous voyez le genre.

          J- Oui, le grand “Maître” de la plongée en plein délire n'était plus étanche.

          A- S'il-te-plait Jo ne me fait pas rire, j'ai une côte cassée!

          J- Pardon, c'est sorti tout seul.

          A- Bon, je continu mon histoire. Quand j'ai vu qu'il partait en vrille et que je ne pourrais pas le faire changer d'idée, alors je suis rentré dans son jeu. Je lui ai dit que oui, j'était un flic et que mes collègues attendaient bien un signal de ma part avant ce soir 19h sinon ils avaient ordre de donner l'assaut. Il a fait un signe et un malabar m'a coincé et lui est allé chercher quelque chose dans la pièce à côté. Il est revenu avec une seringue, à ce moment, j'ai commencé à me débattre, si bien que l'autre m'a lâché, je lui ai mis une droite à l'estomac en espérant que ça me laisserai le temps de me sauver. Râter, il m'a mis une bonne gauche dans la figure, comme vous pouvez le voir, il m'a pas loupé. Je suis tombé et il en a profité pour me mettre quelques coups de pieds, c'est là que ma côte a dû se briser. Ensuite, on m'a immobilisé, j'ai senti une piqûre et plus rien, jusqu'à ce matin.

 

Une fois que Marc, lui ai raconté comment ils l'avaient sorti de là. Les parties voyage astral et possession du corps du garde, l'on impresionné et il a fait juré à Jo de lui apprendre la technique. Audric appela la gendarmerie pour porter plainte pour agression, séquestration et tentative de meurtre, il s'en était fallu de peu pour que la dose de somnifère lui soit fatale. A la vue des faits, la gendarmerie envoya immédiatement une voiture à la résidence, ils avaient une bonne raison pour entrer cette fois. Les gardiens leur ouvrir, les laissant circuler partout sans objection. Mais le “Maître” était parti avec la plus grande partie des adeptes, dont Sébastien. Il ne restait là-bas que les nouveaux adeptes pas assez intégrés pour être emmenés et quelques enseignants, qui ne comprenait pas pourquoi les autres les avaient abandonnés sans rien dire.

 

Une fois rentré au Manoir, Marc est passé au Centre, enfin là où il se trouvait, car il était fermé définitivement. Audric alla s'excuser auprès de Julie d'avoir tout fait râter, mais elle ne lui en voulait pas, il avait essayé et c'était déjà plus que ce qu'elle aurait pu espérer. Au moins, elle savait que son frère était en vie, en bonne santé et qu'il ne l'avait pas oubliée. Et puis maintenant, il y avait une enquête officielle, grâce à la plainte déposée par Audric avec une description du grand “Maître”.

Julie promis de leur donner régulièrement des nouvelles et de les appeler si elle avait besoin de quoi que ce soit.

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Dimanche 3 février 2008

Comme prévu, ils retournent le lendemain matin devant la résidence. Philippe et Sélène y vont seuls. Les autres les attendent dans une autre voiture à un kilomètre du mur d'enceinte pour intervenir, en cas de besoin. Au moment de sonner à la grille, Philippe appellera le portable de Jo et activera la fonction main-libre pour que Jo et Marc puissent tout entendre et intervenir rapidement en cas de besoin.

 

Le moment est arrivé, Philippe déclenche l'appel pendant que Sélène appuie sur le bouton de l'interphone. Quelques secondes plus tard, ils entendent un grésillement et une voix leur demande qui ils sont et ce qu'ils veulent. Philippe répond qu'ils sont perdus, que leur voiture est en panne et qu'ils aimeraient juste pourvoir téléphoner. On leur répond que c'est une propriété privée et que personne ne peut entrer sans autorisation du propriétaire. Philippe insiste, il dit qu'ils sont à des kilomètres du premier village et que sa femme est avec lui, qu'elle est enceinte et ne doit surtout pas se fatiguer. Sélène le regarde d'un air interrogateur, mais ça marche, on leur dit d'attendre quelques instants quelqu'un va venir.

S- Pourquoi t'as changé le plan?

P- C'est venu comme ça, ça m'a semblé plus crédible et en plus ça nous donne une bonne raison d'entrer quelques minutes. Alors n'oublie pas, tu es enceinte, “Chérie”!

S- Oui, eh bien, n'en profite pas, s'il te plait, “Mon lapin”

P- Non pas “Mon lapin”, j'ai horreur de ses petits noms d'animaux ridicules!

S- Tant pis pour toi, t'avais qu'à y réfléchir avant de me mettre enceinte!


Quelques instants plus tard, deux personnes arrivent à la grille et leur réexplique qu'en général personne ne peut entrer sans avoir reçu une invitation exprès du maître des lieux. Mais qu'au vu de leur situation, il accepte de faire une exception. On les emmène dans un petit bâtiment pas très loin de l'entrée, mais éloigné du bâtiment principal qu'ils ne font qu'entrevoir au loin derrière des arbres. Il doit s'agir d'une petite maison de gardien. On leur indique le téléphone, l'un des deux “gardiens” propose une chaise et un verre d'eau à Sélène qui accepte. Philippe fait semblant de téléphone à un ami pour qu'il vienne les chercher à la résidence, mais le second gardien intervient en disant qu'il faudra qu'il les retrouve à la voiture. Sélène essaie de poser des questions sur le propriétaire, mais rien à faire, ils restent muet et moins de 15 minutes après avoir franchie la grille, ils sont à nouveau à l'extérieur. Mais avant ilsont pu apercevoir le système de sécurité, il n'a vraiment rien de rassurant, que l'on veuille entrer ou sortir. Tout cela ne fait qu'accroître leur inquiétude au sujet d'Audric.


Philippe et Sélène vont retrouver Marc et Jo afin de réfléchir à ce qu'il vont pouvoir faire maintenant. Après débat, ils décidèrent, sans conviction, d'aller voir la gendarmerie du coin. Après avoir exposé la situation au responsable présent, on leur expliqua qu'Audric étant majeur et n'ayant aucun éléments laissant pensé qu'il soit en danger immédiat ou même seulement qu'il soit effectivement dans cette propriété, la gendarmerie ne pouvait pas intervenir. Quand Sélène voulu leur montrer le récepteur qui recevait le signal de l'émetteur que portait Audric, elle s'apperçu qu'il ne recevait rien, pas un signal faible, juste rien. Ce qui ne pouvait signifier que deux choses, soit l'émetteur n'était plus dans la zone de réception, soit il était hors d'état, pour une raison ou une autre. Dans tous la cas, c'était très mauvais. Le gendarme leur dit que cela ne changeait rien au problème et que même en déclarant Audric disparu, ils n'auraient aucun droit d'entrer sur une propriété privé sans indice sérieux. Retour au point de départ.


Ils regagnèrent leur petit hotel pour manger et réfléchir encore et revoyant tous les éléments en leur possession, c'est-à-dire pas grand chose. Après avoir mangé, ils s'intallèrent dans le salon de l'hotel.

Après plus d'une demi-heure de discussion:


M- Si seulement on pouvait savoir s'il est toujours là-bas, juste le voir.

J- (se levant d'un bond) Bon sang, pourquoi je n'y ai pas pensé plus tôt! Pour le moment, on a juste besoin de pouvoir regarder dans la résidence.


Les autres restent interloqués, ne comprenant pas où il veux en venir.


J- Je sais quoi faire, mais il faut faire exactement ce que je vais vous dire.


Tous acquiessent


J- Je vais dans ma chambre et y rester une heure peut-être deux. Surtout ne me dérangez sous aucun prétexte, quoi qu'il arrive. C'est bien compris.

S- Oui mais tu vas faire quoi?

J- Je vous le dirais tout à l'heure, je ne veux pas perdre de temps.

Sur ces mots, il monte dans sa chambre, laissant les autres à leurs interrogations.


Jo redescend environ une heure et demi plus tard. Il à l'air épuisé et inquiet.


J- J'ai vu Audric, il est en mauvaise posture, il faut intervenir et vite.

M- Comment tu le sais, tu n'as pas quitté ta chambre?

J- Mon corps ne l'a pas quitté, nuance!

S- Explique-toi

J- Voyage astral, je n'ai pas le temps d'entrer dans les détails maintenant. Il faut faire quelque chose pour Audric, il est mal en point. Il est enfermé et semble drogué.

S- Tu as pu lui parler?

J- Même s'il avait été conscient, il n'aurait pas pu m'entendre.

P- Il faut le faire sortir et pour ça, il faudrait pouvoir entrer.

S- Jo tu pourrais déconnecter l'alarme et ouvrir la grille?

J- Non, je ne peux pas agir sur la matière quand je suis en état de voyage astral.

P- Question idiote: tu pourrais pas “posséder” quelqu'un?

J- Bonne idée! Mais j'en suis incapable, j'ai pas le niveau. En revanche, je connais quelqu'un qui peut.

S- Qui, où est-il?

J- C'est Némo

S- Mais Mnémos est en voyage. Il est dans un monastère au Népal pour encore un mois et il n'y a pas de téléphone dans ce monastère.

J- ça j'en fait mon affaire, mais avant, j'ai besoin de reprendre des forces. C'est très fatigant, surtout quand on manque de pratique. Je vais manger quelque chose et ensuite j'irais dormir. Réveillez-moi dans quatre heures, s'il-vous-plait.

P- D'accord. A tout à l'heure.


(à suivre...)

par wisa publié dans : Histoires d'âmes communauté : les auto-édités créer un trackback
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