Après que Jo se soit reposé, il se remis en état de voyage astral direction le Népal en espérant que Mnémos soit en état de méditation, un des rares
états où un corps astral peut être perçu et peut communiquer avec un autre être vivant. Il lui fallu près d'une demi-heure pour le trouver, et encore heureusement que le voyage astral se passe à la
vitesse de la pensée. Quand il le découvrit, Mnémos était bien en état de méditation, comme pendant près de 10 heures par jour quand il est dans ce monastère. Il ne mis que quelques minutes pour
entrer en communication avec lui, malgré son manque de pratique. Il lui expliqua la situation et le plan qu'il avait mis au point pour faire sortir Audric. Le sage accepta de l'aider, reconnaissant
qu'il était urgent d'agir et ne voyant pas de meilleur moyen, en tout cas pas de plus rapide.
Jo ne s'attarda pas plus longtemps, le voyage ayant été très éprouvant. Il regagna son corps physique et alla retrouver les autres au salon pour leur
expliquer le plan dans les moindres détails et le rôle de chacun. Il regrettait de ne pas pouvoir se joindre à eux, mais il était totalement épuisé et ne serait d'aucune utilité dans cet
état.
A 1h du matin, Sélène, Marc et Philippe se trouvent près de la grille devant la résidence où est enfermé Audric. Ils ont pris garde de se tenir hors du
champs des caméras en attendant le signal. Deux claquements de mains, c'est le signal, les caméras sont coupées. Ils s'approchent de la grille, l'un des deux gardes que Sélène et Philippe ont
rencontré le matin même est en train d'ouvrir la grille pour les faire entrer.
S- Où est l'autre garde?
Le garde - Un disciple lui a offert un jus de fruit un peu soporifique!
S- Pourquoi un disciple?
Le garde (Mnémos) - Ce garde-ci n'était pas encore endormi, j'ai dû prendre ce qu'il y avait
comme corps disponible. Pour les détails on verra plus tard, autant ne pas s'attarder.
Philippe sorti de sa poche le plan que Jo avait dessiné pour qu'il puisse trouver Audric rapidement. Direction la grande maison, heureusement ils n'avaient
pas été très originaux et l'avait mis à la cave. C'était un avantage, car l'entrée de la cave était près de la porte de service et à cette heure-ci, il n'y avait personne au rez-de-chaussée. La
porte d'entrée était fermée à clef, mais le garde l'avait sur lui, facile. Ils entrent et se retrouvent dans l'arrière-cuisine, la traversent, puis passent la cuisine pour se retrouver dans un
couloir avec des portes de chaque côté et au bout celle qu'ils cherchaient, la porte de la cave. Ils arrivèrent devant, Marc tourna la poignée, elle était fermée.
Mais avant qu'il n'ai pu dire quoi que se soit, le garde, enfin Mnémos, sortit une clef de sa poche et ouvrit la porte. En voyant leurs regards
interrogateurs, il chuchota: “pas le temps de vous expliquer” et leur fit signe de descendre, lui resta en haut au cas où quelqu'un arrive.
En bas, il y avait plusieurs portes, ils se dirigèrent vers la troisième. Bien sûre, elle était fermée mais le verrou étant à l'extérieur, pas besoin de clef
cette fois. Ils entrèrent et virent Audric sur un simple matelas à même le sol. Il était endormi ou inconscient difficile à dire de là où ils se trouvaient.
Marc s'approcha et essaya de le réveiller, mais n'obtint qu'un gémissement. Comme l'avait dit Jo, il semblait drogué. Comme il ne pouvait pas marcher
Philippe et Marc durent le porter, Sélène ouvrait la marche. Ils ne s'attardèrent pas, le plus urgent étant de faire sortir Audric et de l'emmener à l'hôpital. Une fois arrivé à la grille, ils se
sentaient soulagé, tout s'était bien passé et ça été bien plus facile qu'ils ne l'auraient cru. A force de voir des films d'actions, on fini par s'attendre à trouver des systèmes de sécurité avec
des laser et des mitrailleuses dans tous les coins!
En sortant de la résidence, ils remercièrent et dirent au revoir à Mnémos, qui devait ramener son corps d'emprunt dans son lit et regagner le sien au Népal.
Ils transportèrent Audric toujours inconscient dans la voiture garée un peu plus loin. Philippe l'examina rapidement, mais n'étant que psychologue, sa formation médicale était plus que limitée.
Il pu néanmoins vérifier sa réspiration, son pouls et ses pupilles. Il ne constata rien d'anormal à ces niveaux, aux vues de ses connaissances. C'était juste pour se rassurer et rassurer les
autres.
Une fois installé dans la voiture, ils prirent immédiatement la direction de l'hôpital le plus proche. Pendant que Philippe conduisait, Marc téléphona à Jo,
pour lui dire qu'ils avaient réussi et tout s'était déroulé comme prévu. Ils le rapellerait de l'hopital quand ils en sauraient davantage sur l'état d'Audric. Vingt minutes plus tard, ils
arrivèrent aux urgences de l'hôpital.
Au bout de trois heures, un médecin vint les voir pour leur donner des nouvelles. Audric avait effectivement été drogué, on lui avait injecté une forte dose
de calmant et apparement, il ne s'était pas laissé faire car il avait des contusions et une côte de fracturé. Le medecin leur dit qu'il devrait se réveiller d'ici quelques heures et ne devrait
pas garder de séquelles. Rassurés, ils réalisèrent qu'ils étaient épuisés et décidèrent de rentrer à l'hôtel pour quelques heures de sommeil. Une infirmière leur proposa de les prévenir dès qu'il
serait réveillé, Marc la remercia et donna son numéro de portable.
A 11h du matin, le portable de Marc sonna, Audric était réveillé. Ils partirent aussitôt pour l'hôpital avec Jo en plus cette fois-ci. Ils avaient tous envie
de le revoir et de savoir ce qu'il s'était passé. En arrivant dans sa chambre, ils trouvèrent Audric dans son lit en train de manger. Il parraissait en bonne forme mis à part le gros bleu qu'il
avait sur la pomette et qu'aucun d'eux n'avait remarqué avant. Il les accueilli avec un grand sourir.
A- Salut tout le monde, déjà là!?
M- Oui, j'avais donné mon numéro à une infirmière pour qu'elle nous prévienne de ton réveil.
A- Une infirmière, hein, on peut dire que tu perds pas le nord!
M- Voyons, c'est pas ce que tu imagines, on était inquièt.
A- Quoi...Parce que je suis à l'hôpital, j'ai plus le droit de te mettre en boîte?
P- Bon, maintenant qu'on sait que tu n'as pas perdu ton sens de l'humour. Tu pourrais nous dire ce
qu'il t'est arrivé.
A- OK, les choses ont déraillé le lendemain de mon coup de téléphone. En fait, c'est de ma faute. J'ai
croisé Sébastien, le frère de Julie, durant une scéance de lavage de cerveau dirigé par le “Maître”. Je l'ai reconnu grâce à la photo qu'elle nous a montré et je suis allé lui parler. On a
discuté une bonne demi-heure et à un moment il a parlé de sa soeur et je lui ai demandé si Julie ne lui manquait pas. Il ne m'avait jamais dit qu'elle s'appelait Julie. Bonjour la bourde!
S- En résumé, tu t'es trahie comme le dernier des crétins.
A- On peut voir ça comme ça, en effet, mais ce serait pas très gentil de dire ça a quelqu'un qui a
failli mourir.
S- C'est vrai, désolé, je voulais pas dire ça.
A- C'est pas grave et puis t'as raison, je suis un crétin.
M- Et après qu'est-ce qui s'est passé?
A- Sur le moment, il a fait comme s'il n'avait rien remarqué. Mais il a prévenu des responsables qui
me sont tombé dessus sans crier gare. Il m'ont emmené dans le bureau du “Maître” qui m'a demandé qui m'envoyait, j'ai nié en bloc, mais ça n'a pas marché. Il s'est persuadé que j'étais de la
police et que des collègues attendaient mon signal pour donner l'assaut et massacrer tout le monde. Vous voyez le genre.
J- Oui, le grand “Maître” de la plongée en plein délire n'était plus étanche.
A- S'il-te-plait Jo ne me fait pas rire, j'ai une côte cassée!
J- Pardon, c'est sorti tout seul.
A- Bon, je continu mon histoire. Quand j'ai vu qu'il partait en vrille et que je ne pourrais pas le
faire changer d'idée, alors je suis rentré dans son jeu. Je lui ai dit que oui, j'était un flic et que mes collègues attendaient bien un signal de ma part avant ce soir 19h sinon ils avaient
ordre de donner l'assaut. Il a fait un signe et un malabar m'a coincé et lui est allé chercher quelque chose dans la pièce à côté. Il est revenu avec une seringue, à ce moment, j'ai commencé à me
débattre, si bien que l'autre m'a lâché, je lui ai mis une droite à l'estomac en espérant que ça me laisserai le temps de me sauver. Râter, il m'a mis une bonne gauche dans la figure, comme vous
pouvez le voir, il m'a pas loupé. Je suis tombé et il en a profité pour me mettre quelques coups de pieds, c'est là que ma côte a dû se briser. Ensuite, on m'a immobilisé, j'ai senti une piqûre
et plus rien, jusqu'à ce matin.
Une fois que Marc, lui ai raconté comment ils l'avaient sorti de là. Les parties voyage astral et possession du corps du garde, l'on impresionné et il a fait
juré à Jo de lui apprendre la technique. Audric appela la gendarmerie pour porter plainte pour agression, séquestration et tentative de meurtre, il s'en était fallu de peu pour que la dose de
somnifère lui soit fatale. A la vue des faits, la gendarmerie envoya immédiatement une voiture à la résidence, ils avaient une bonne raison pour entrer cette fois. Les gardiens leur ouvrir, les
laissant circuler partout sans objection. Mais le “Maître” était parti avec la plus grande partie des adeptes, dont Sébastien. Il ne restait là-bas que les nouveaux adeptes pas assez intégrés
pour être emmenés et quelques enseignants, qui ne comprenait pas pourquoi les autres les avaient abandonnés sans rien dire.
Une fois rentré au Manoir, Marc est passé au Centre, enfin là où il se trouvait, car il était fermé définitivement. Audric alla s'excuser auprès de Julie
d'avoir tout fait râter, mais elle ne lui en voulait pas, il avait essayé et c'était déjà plus que ce qu'elle aurait pu espérer. Au moins, elle savait que son frère était en vie, en bonne santé
et qu'il ne l'avait pas oubliée. Et puis maintenant, il y avait une enquête officielle, grâce à la plainte déposée par Audric avec une description du grand “Maître”.
Julie promis de leur donner régulièrement des nouvelles et de les appeler si elle avait besoin de quoi que ce soit.