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Histoires d'âmes

Jeudi 11 septembre 2008

Il parla de ses interrogations avec Quentin qui lui dit de ne pas s'en faire pour ça. Une fois qu'il sera capable de mieux gérer son empathie, il sera plus libre de vivre comme il en aura envie. Quoi qu'il choisisse, il pourra toujours demander de l'aide à Philippe, Audric, Jo, lui-même ou à n'importe quel membre de ce qu'il appelait la Ligue. Broca fut très touché par les propos de Quentin, car le peu de famille qui lui restait, c'est-à-dire son père et une tante, refusait de le voir ou de lui parler depuis que les premiers signes de sa « maladie » sont apparues. Ils reparlèrent de tout cela quand Philippe revint les voir, il ne put malheureusement pas rester très longtemps. Avant qu'il ne s'en aille, Quentin lui demanda, s'il ne voulait pas venir avec Audric la prochaine fois. Philippe trouva l'idée excellente, ça fera plaisir à Audric de rencontrer, enfin, Broca. Quentin ajouta que ce sera un bon exercice pour Broca de rencontrer quelqu'un de nouveau. Philippe lui demanda si Audric ne serait pas trop difficile à gérer pour Broca, ce qui fit rire Quentin, mais il assura que tout devrait bien se passer. En effet, la visite d'Audric le samedi suivant se déroula sans problème. Broca était très content de l'expérience, même si cela l'avait fatigué, car contrôler les émotions de trois personnes qui arrivent en même temps lui a demandé beaucoup d'énergie. Il manquait encore de pratique dans le contrôle de ses capacités, mais l'exercice lui avait redonner un peu confiance en lui.


Quelques jours plus tard, Broca rejoint précipitamment Quentin qui est sorti chercher du bois pour le poêle et lui demande ce qui l'effraie. Quentin lui répond qu'il n'a pas peur, que cela doit provenir de quelqu'un d'autre. Il lui conseille de se concentrer sur cette peur pour essayer de savoir d'où elle provient. Il ferme les yeux, se concentre autant qu'il le peut et fini par isoler une direction. Ils la suivirent durant près de dix minutes avant d'entendre des sanglots venant de derrière un arbre. C'était une fillette de 6 ans environs. Quentin proposa à Broca d'emmener la fillette à la cabane pour lui donner à boire et à manger pendant qu'il ira prévenir la police. Broca lui dit que ce ne sera pas nécessaire, une équipe de secours approche. Il lui indique la direction et lui dit qu'il retourne à la cabane, il se sentait très fatigué. Quentin demanda son prénom à la fillette, elle refusa de répondre. Elle lui expliqua qu'elle n'avait pas le droit de parler aux inconnus. Il dû employer des trésors de diplomatie pour qu'elle accepte de le suivre et à peine deux minutes plus tard, il commença à entendre quelqu'un appeler. Ils marchèrent encore un peu dans la direction d'où provenait la voix et il entendit distinctement appeler Zoé. La fillette reconnu la voix de son père. Quelques instants plus tard, elle était dans les bras de son père qui pleurait. Dès qu'il eu embrassé sa fille, il remercia chaleureusement Quentin d'avoir retrouvé sa fille, celui-ci lui dit que c'était grâce à Broca qu'il l'avait découverte, mais sans lui expliquer comment. Le père de Zoé insista pour aller le remercier, Quentin accepta en lui expliquant que Broca souffre d'une phobie de la « foule » qui, nerveusement, le fatigue beaucoup. Il promit à Quentin de ne pas rester longtemps. Quentin le conduisit avec Zoé jusqu'à la cabane où Broca les attendait sur le pas de la porte, il les avait sentis approcher. Les remerciements du père et le sourire de Zoé le touchèrent énormément. Le père voulu leur offrir une récompense, ils refusèrent en disant qu'ils n'avaient rien fait d'exceptionnel. Avant de partir, il leur donna son nom et ses coordonnées au cas où il auraient besoin de quoi que se soit. Quentin proposa de leur indiquer le plus court chemin pour sortir de la forêt et il fit un bout de chemin avec Zoé et son père.


Quand Quentin rentra, Broca lui avoua que pour la première fois, il était content d'avoir ses capacités, car elles lui avaient permis d'aider quelqu'un, de ne pas se sentir inutile.


Quelques semaines plus tard, Broca emménagea seul dans une vraie maison, c'est Philippe qui lui a trouvé. Elle appartient à un de ses collègues de la clinique qui l'a hérité de sa grand-mère, il y va plus que très rarement. Comme il ne peut pas se résigner à la vendre et qu'il n'a pas trouvé de locataire, parce que la maison est trop isolée et n'a pas été entretenu depuis un bout de temps, Philippe lui a proposé de laisser Broca y vivre gratuitement en échange de surveillance et d'entretien. Le propriétaire accepta et demanda à Broca de lui rendre un service supplémentaire: aller rendre visite à sa grand-tante une fois ou deux par semaine, elle habitait à moins de deux kilomètres de la maison. Enfin il allait pouvoir commencer à vivre.


FIN

Par wisa
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Lundi 18 août 2008

Philippe se leva vers 7h pour préparer le petit déjeuner. sans électricité, faut pas être pressé de boire son café, se dit-il. En regardant sur le poêle à bois, il vit un papier, le prit et lu: « va voir derrière la cabane, si tu ne veux pas passer 2h à préparer le petit déj'! On connais ton état quand tu n'a pas rapidement ton café le matin et Broca est là pour s'éloigner des mauvaises ondes, pas pour subir les tiennes! ». Le message était signé Audric, bien entendu. Philippe alla voir derrière la cabane en se pensant: « sacré Audric, il ne changera jamais, mais il a parfois de bonnes initiatives ». Il trouva un petit générateur, une batterie, de quoi brancher 2 appareils et aussi une plaque électrique. Il avait de quoi préparer le petit déjeuner dans des conditions presque normales. Philippe préféra attendre le retour de Quentin pour allumer le poêle, car il n'a jamais été très doué pour allumer les feux, il pourrait vider la grosse boîte d'allumette avant d'arriver à allumer la moindre brindille. Il installa et brancha la plaque électrique sur la batterie et fit chauffer de l'eau pour le café et la préparation nutritive que le Dr Morin lui avait donner pour Broca, cela ressemblait à un milkshake. Philippe parvint à le faire avaler à Broca, bien que celui-ci ne soit qu'à peine conscient.


Quentin revint à la cabane vers 10h30, il dit à Philippe que Jo passera le chercher à l'orée de la forêt vers 16h. C'est Mnémos qui a conseillé que se soit Quentin qui veille sur Broca, car si c'est bien un empathique, il est préférable pour lui qu'il reste au calme, au début. Au calme,aussi bien physiquement qu'émotionnellement et, non seulement, Quentin gère mieux ses émotions, mais en plus il pourra apprendre à Broca des techniques qui lui permettront de maîtriser ses capacités d'empathie. Philippe mis du temps avant d'accepter, mais demanda à Quentin de prendre des notes et de suivre l'évolution de Broca. Il lui laissa également un camescope pour qu'il puisse filmer les choses qui lui paraîtraient importantes. Philippe parti rejoindre Jo après avoir expliqué pour la troisième fois le fonctionnement du camescope.


Philippe retourna à la cabane trois jours plus tard pour apporter des provisions et des batteries et des cassettes de rechanges pour le camescope. Il trouva Broca bien changé, déjà il était réveillé, quoiqu'encore un peu confus. Quentin lui raconta que Broca s'était réveillé la première fois le lendemain du jour où il avait quitté la cabane. Broca était très confus et totalement désorienté de se retrouver là. Il mis pas mal de temps avant de parvenir à articuler une phrase cohérente et compréhensible. Quentin lui avait tout raconté depuis le moment où Audric l'avait « croisé » lors d'un voyage astral, jusqu'au moment où il est arrivé à la cabane. Broca l'a remercié chaleureusement de l'avoir sorti de là où il était et du cauchemard permanent dans lequel il vivait depuis ce qui lui semblait être une éternité. Au bout de quelques minutes, il pâlit et sembla se sentir mal, laors Quentin proposa à Philippe de continuer leur conversation dehors pour laisser Broca se reposer. Il était encore très faible et la présence de deux personnes en même temps près de lui suffisait à le fatiguer. Une fois dehors, Quentin lui donna une cassette du camescope. Philippe lui demanda s'il pensait pouvoir lui apprendre à contrôler son empathie, il lui répondit qu'il était encore un peu tôt pour le savoir. Il était l'heure pour Philippe de retourner à son cabinet, il salua Quentin et lui dit qu'il repasserait dans quelques jours.


Les jours suivants, l'état de Broca continua de s'améliorer lentement mais régulièrement. Au bout de deux jours, Quentin lui donna son premier cours de yoga, cela devait lui permettre de mieux gérer ses émotions et celles qu'il pouvait capter. Quand Philippe revint, cinq jours plus tard, les progrès de Broca étaient visible. Ils purent converser tranquillement tous les trois pendant plus d'une heure. Philippe avait l'impression d'avoir une autre personne en face de lui, il ne reconnaissait pas l'homme amorphe aux propos incohérents que l'on croyait fou. Il commençait à reprendre pied dans la vie et dans le monde. Plus il reprenait des forces, plus il se posait de questions. Qu'allait-il faire après? Allait-il devoir passer le reste de sa vie dans cette cabane?


(à suivre...)

Par wisa
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Mardi 17 juin 2008

Philippe attendit le Dr Morin pour tenter de le convaincre de le laisser emmener Broca. Il s'attendait à ce qu'il refuse, mais ce fut le contraire. Bien sûre, le Dr Morin posa des questions auxquelles Philippe répondit aussi bien qu'il le pu. Il expliqua que d'après lui, Broca souffrait d'une forme extrême d'agoraphobie probablement doublé d'une ultra-sensibilité aux ondes électromagnétiques dégagées par tous les appareils qui l'entouraient. Le seul moyen de vérifier cette hypothèse était de l'éloigner le plus possible de la civilisation. Après quelques hésitations bien compréhensible, Dr Morin accepta de lui confier son patient en lui disant qu'il avait tenté tous les traitements qu'il connaissait pour l'aider, alors si Philippe avait une idée qui n'avait pas encore été essayé, pourquoi ne pas le faire. De toutes manières, c'était probablement la dernière chance de Broca qui s'affaiblissait davantage de jour en jour.


Le Dr Morin mis, tout de même, une condition: que le Dr Campini soit du même avis et approuve cette idée. Comme elle devait passer le chercher à 9 h, le plus simple était de l'attendre pour discuter de cela.


Quand elle arriva, ils parlèrent de la situation et de l'idée de Philippe, elle se rangea à l' avis du Dr Morin, puisque les traitements conventionnels ne fonctionnent pas ; mieux vaux tenter quelque chose de non conventionnel que de laisser Broca dépérir de cette manière. Aussitôt dit, aussitôt fait, le docteur Morin prépara les papiers nécessaire pour qu'ils puissent l'emmener le jour même.


Après l'avoir préparé pour le voyage, ils emmenèrent Broca dans une cabane que leur a indiqué Quentin, un membre de la ligue qui aime beaucoup la solitude. Cette cabane se trouve dans une forêt assez éloignée de l'habitation la plus proche. Quentin leur a donné rendez-vous sur le chemin pour leur indiquer la fin de la route et les aider à transporter le patient. Le transport de Broca sur une civière sur environ 3 km a été assez difficile et leur prit plus de 2 heures. Le terme de cabane n'était pas exagéré, pas d'électricité, pas d'eau courante, mais, tout de même, une petit poêle à bois pour se chauffer et faire à manger. Ils déposèrent Broca sur le lit, il a dormi durant quasiment tout le voyage. Philippe resta avec Broca pendant que Quentin raccompagna le Dr Campini à la voiture. Par sécurité, il leur donna un talkie-walkie au cas où ils auraient un problème pendant le retour, en forêt, il vaut mieux être prudent. Quentin passa la nuit chez un ami qui le déposa à la lisière de la forêt le lendemain matin pour qu'il puisse retourner à la cabane de bonne heure.


La nuit de Broca sembla moins agitée que la précédente, selon les constatations Philippe qui dormi sur un lit de camps. Peut-être que ce n'était qu'une impression, car Philippe s'était rapidement endormi après une nuit blanche et une longue marche, mais ayant le sommeil léger, il pense qu'il se serait réveillé si Broca s'était agité comme la nuit précédente.

 

(à suivre ...)

Par wisa
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Lundi 14 avril 2008

Quand ils entrèrent dans la chambre, Bertrand Broca dormait, apparemment, paisiblement, mais Philippe ne s'y trompait pas. En attendant son réveil, le Dr Campini et Philippe purent consulter son dossier et les traitements qui lui sont administrés.


Environ trois-quart d'heure plus tard, Bertrand Broca se réveilla très agité. Philippe essaya de lui parler sans grand résultat, ses propos étaient totalement incohérent. Il était encore sous les effets des médicaments. Il faudrait au moins quelques heures pour qu'il retrouve sa lucidité, enfin s'il lui en restait. Philippe en discuta avec le Dr Campini et le Dr Morin, il voulait pouvoir passer le plus de temps possible auprès de Broca. Après quelques réticences du Dr Morin, celui-ci accepta que Philippe passe la nuit auprès du patient pour guetter ses moments de lucidité.


Philippe s'installa dans la chambre sur une chaise face au lit. Broca continua de s'agiter, il parlait mais de manière incompréhensible. Au bout de deux heures environ, il se calma et fini par s'endormir. La nuit passa entre moment d'agitation et de sommeil, mais sans communication possible.


Vers 7 heures, Philippe reçu un coup de téléphone, c'était Mnémos qui lui dit qu'il avait passé une partie de la nuit dans la chambre en astral. Il dit à Philippe que s'il voulait aider cet homme, il fallait absolument l'éloigner des gens, de tous les gens, que c'était le seul moyen de lui faire retrouver ses esprits. Philippe répondit que cela risquait d'être compliqué, mais qu'il ferait tout son possible pour y parvenir.


(à suivre ...)

Par wisa
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Mercredi 27 février 2008

 

Ils arrivèrent en début d'après-midi à l'hôpital psychiatrique, le directeur les reçu immédiatement car il n'avait jamais vu un cas comme celui de ce patient et voulait savoir ce que lui voulait ces deux personnes. Philippe n'a jamais apprécié ce genre de lieu, le traitement des patients y sont parfois douteux. Mais il devait reconnaître que, comme dans tous les milieux, il y a des bons et des mauvais et que cet hôpital malgré son peu de moyen se situe plutôt dans les bons. Les patients ont l'air d'être bien traité.

Le directeur, après une petite visite des lieux, les invite à entrer dans son bureau. Une fois installé, le directeur leur demanda ce qui les avait amener à s'intéresser au cas de ce patient, question délicate dans ces circonstances. Philippe expliqua qu'il en avait entendu parler en discutant avec un collègue durant un colloque dont, malheureusement, il ne se rappelait plus le nom. C'est tout ce qu'il avait trouvé comme histoire à raconter et en la disant, elle lui parut totalement ridicule, mais croisa les doigts pour que le directeur l'accepte sans poser trop de question.

Ils eurent de la chance, leur histoire fut acceptée sans problème par le directeur et ils purent commencer à parler du patient qui s'appelait Bertrand Broca

 

Le patient est arrivé dans cet hôpital il y a 6 mois, après avoir été transféré d'un commissariat de police. Des riverains avaient signalé quelqu'un qui errait dans les champs et les bois de la région. La police l'a découvert endormi dans un abris de chasseur. Quand ils l'ont réveillé, il a essayé de s'enfuir, ce qui leur paru suffisamment suspect pour l'embarquer le temps de vérifier son identité. Son comportement est devenu de plus en plus agité et même violent par moment, mais surtout incohérent. Après avoir essayé de le calmer et de l'interroger, ils durent se résoudre à l'amener dans un service d'urgence psychiatrique. Dans ce service, ils tentèrent de trouver des membres de sa famille grâce à ses papiers d'indentité, mais il n'en avait pas. Au bout de quelques jours et un certain nombre d'examens, son cas restait mystérieux, comme ils ne pouvaient le garder plus longtemps, il contactèrent l'hôpital où il se trouve depuis.

 

Le directeur leur montra le dossier du patient, comme pathologie tout ce qu'il y avait d'écrit, c'était:

"psychose- paranoïac? Ou agoraphobie extrême?"

Rien de bien définitif comme diagnostic.

 

Le Dr Morin qui était aussi le directeur, leur demanda s'ils pensaient pouvoir aider ce patient. Philippe lui répondi qu'il leur faudrait d'abord l'examiner, mais qu'ils espèraient que oui. Le directeur leur dit que s'il pouvait faire quoi que ce soit pour les aider, qu'ils n'hésitent pas à le lui faire savoir.

 

Le moment était venu d'aller voir le patient dans sa chambre.

 

(suite...)

Par wisa
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Dimanche 24 février 2008
Sélène et Philippe se mirent à la table qui se trouvait de l'autre côté du salon pour mettre au point une histoire crédible pour entrer dans l'hôpital. Pendant ce temps, Mnémos, Jo et Audric échangeaient leurs points de vue au sujet d'une « surveillance astrale » de l'empathique. Tous trois étaient d'accord sur le fait qu'une surveillance de l'état du « malade » était nécessaire, mais Audric se sentait près pour effectuer seul une suveillance, ce que les autres n'approuvaient pas. Ils le trouvaient encore trop novice et instable dans son état astral et cela pourrait se révéler dangereux s'il se trouvait confronté à l'âme empathique. Il n'aurait peut-être pas le réflexe de revenir dans son corps et si le lien invisible entre son corps physique et son corps astral rompait, son corps physique mourrait immédiatement. Sous les protestations d'Audric, Mnémos accepta qu'il aille voir l'empathique, mais uniquement s'il est accompagné de lui-même ou de Jo. Audric râlant et disant qu'il n'était plus un gamin qui doit donner la main à sa mère pour traverser la route, mais il fini par promettre qu'il n'irait pas seul.


Deux jours passent, Sélène et Philippe ont mis au point un plan. Philippe doit contacter une amie psychiatre à qui il exliquera qu'il a eu vent d'un cas atypique qu'il aimerait étudier, mais qu'il voudrait tout d'abord avoir son diagnostic. Sitôt décidé, Philippe prend contact avec son amie, bien entendu il resta évasif sur la façon dont il avait entendu parlé de ce cas. Elle accepta de lui rendre ce service, même s'il lui fallait aller jusqu'à Dijon pour ça. Elle devait bien ça à Philippe qui lui a déjà rendu service à plusieures reprises. Ils se mirent d'accord pour se retrouver le surlendemain.


Pendant ce temps , Mnémos, Jo et Audric surveillèrent Broca. Son cas ne s'arrangeait guère, il était toujours sous fortes doses de calmant et divers autres médicaments, qui lui provoquèrent d'autres évasions astrales dans un état de conscience très altéré. On ne peut pas dire qu'il était maltraité, les médecins pensaient faire pour le mieux avec ce qu'ils savaient, mais ne comprenaient pas son cas.


Le jour du départ était arrivé, ils avaient reçu l'autorisation de voir le patient, grâce à un coup de téléphone du Dr Campini, l'amie de Philippe, à l'hôpital.
(à suivre)

Par wisa
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Mercredi 20 février 2008

L'heure de la réunion n'était pas encore arrivée qu'ils étaient déjà tous au Manoir, sauf Mnémos. Philippe et Sélène étaient assis sur les fauteuils du salon, pendant que Jo et Audric tournaient comme des lions en cage, chacun essayant à sa manière de deviner qui pouvait bien être ce monsieur Broca et qu'est ce qui avait bien pu le mettre dans un état pareil. Audric avait essayé de convaincre Jo de le guider en voyage astral jusqu'à cet hôpital, mais ce dernier a refusé en disant qu'il était inutile de gaspiller son énergie ainsi et qu'il valait mieux attendre Mnémos. Peut-être qu'ils auraient besoin bientôt de toutes leurs forces, Audric savait que Jo avait raison, mais il détestait rester comme ça, sans rien pouvoir faire.

 

Enfin Mnémos arrive, c'est toujours surprenant de voir le respect qu'il inspire malgré qu'il n'ai pas encore atteint ses 25 ans. Tout le monde s'installe dans le salon et attends que le sage prenne la parole.

(M= Mnémos ; A= Audric ; P = Philippe ; J = Jo ; S = Sélène)

 

            M- Merci d'être là, je vais être bref car j'imagine que Jo et Audric vous ont mis au courant de ce qu'ils savent. On doit faire sortir ce Broca de l'hôpital psychiatrique où il est interné, car non seulement il n'est pas fou, mais le laisser là-bas serait le condamner à mort.

            A- Mais qu'est-ce qu'il a?

            M- Un peu de patience Audric, j'y viens. Je suis quasi certain que c'est un empathique.

            A- Quoi, mais qu'est-ce que ça veux dire?

            M- L'empathie c'est quand...

            A- Merci, je sais ce que signifie empathie, il est capable d'imaginer les sentiments des autres. Moi aussi, je suis triste quand je vois les dégâts d'une famine ou d'une guerre, mais je ne vois pas le rapport avec son état actuel.

            M- Lui ne s'imagine pas, il ressent physiquement les sentiments et/ou les sensations physiques de ceux qui sont près de lui. Je ne sais pas encore s'il est un empathique complet ou partiel.

            P- Je n'ai jamais entendu parlé de ce type de pathologie

            M- Pas étonnant c'est extrèmement rare, moi-même je n'en avais jamais vu. C'est un de mes maîtres qui m'en à parler il y a quelques siècles. Imaginez ce qu'il doit ressentir dans un lieu comme celui-là, non seulement il ne risque pas d'aller mieux, mais tout ce qu'il ressent est en train de l'épuiser.

            A- Et qu'est-ce qu'on peut faire? On ne peut pas se pointer là-bas en leur disant qu'ils ont interné un empathique par erreur et qu'ils devraient le laisser sortir pour qu'il aille mieux. C'est nous qu'ils ne laisseraient plus sortir!

            M- c'est pour ça que je voulais que Philippe et Sélène soient là.

            P- Je n'ai pas le pouvoir de le faire sortir, d'autant plus que ce n'est pas mon patient.

            J- Tu ne pourrais pas trouver quelque chose, une étude, un article pour te rendre à cet hôpital et t'interresser à lui, comme sujet par exemple.

            P- C'est pas une mauvaise idée, ça vaut le coup d'essayer. Je m'y met tout de suite!

            S- Je vais t'aider.
(à suivre...)

Par wisa
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Lundi 18 février 2008

Le corps de l'âme en détresse était sur un lit, plus exactement attaché sur un lit d'hôpital. Jo tourna un peu dans le bâtiment et trouva ce qui n'allait pas, ce qui clochait. Le fameux détail, c'était les barreaux aux fenêtres. Il était dans un hôpital psychiatrique, comment ne l'avait-il pas compris tout de suite!

Maintenant, il restait à trouver l'identité de ce patient, pourquoi il souffre autant et où se trouve cet hôpital. Cette dernière question fût rapidement résolu en trouvant le secrétariat et le courrier posé sur le bureau avec l'adresse sur l'enveloppe. L'hôpital se trouvait sur une commune près de Dijon. En France, c'est déjà ça, se dit Jo, il aurait très bien pu se retrouver en Australie.

Le fait de ne pouvoir être ni vu, ni entendu avait des avantages, il pouvait circuler comme il le voulait et même dans les pièces fermées à clef. L'inconvénient, c'est que n'ayant pas de corps physique, il ne pouvait pas fouillé dans les dossiers pour trouver l'identité de celui qui lui a demandé de l'aide.

 

Jo retourna près du lit de l'âme en détresse en espérant qu'un médecin ou qu'une infirmière vienne le voir et prononce son nom. C'était le seul moyen qui lui est venu à l'esprit. Il y resta près de 2h sans résultat. Une fois revenu dans son corps, il contacta Mnémos pour lui raconté tout ce qu'il avait vu. Le sage lui demanda, s'il se sentait suffisament en forme pour y retourner tout de suite, afin de lui montrer l'endroit et la personne, pour ne pas interrompre la surveillance. Jo dit que oui, il pouvait et qu'il passait immédiatement le chercher au temple où se trouvait Mnémos. Moins de 5 minutes plus tard, ils se trouvaient tous les deux au pied du lit de l'inconnu. Mnémos fit comprendre à Jo qu'il pouvait rentrer se reposer.

 

Le lendemain matin, Mnémos téléphona au Manoir, ce fut Audric qui décrocha, car Jo dormait encore. Il lui raconta que l'inconnu s'appelait Broca, il n'avait pas pu découvrir son prénom. Il demanda à Audric de contacter Philippe et Sélène, afin d'organiser une réunion au Manoir le soir même. Il pensait avoir découvert le problème de ce Mr Broca et s'il avait raison il fallait le faire sortir de l'hôpital psychiatrique au plus vite. Il expliquerait tout le soir à la réunion, ce qui laissa Audric sur sa faim.

(suite)

Par wisa
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Dimanche 17 février 2008

 

Il resta en état de voyage astral durant plus de deux heures sans résultat. Une fois revenu dans son corps, il descendi dans le grand salon du manoir où Audric l'attendait en buvant un café. Il lui raconta immédiatement son expérience. Audric lui conseilla d'en parler à Mnémos, peut-être qu'il aura un moyen de le retrouver. Jo approuva et lui dit qu'il irait le voir le lendemain. Comme il était l'heure où Audric prenait son cours de voyage astral, Jo lui demanda s'il ne préférait pas le remettre à plus tard pour limiter le risque de se retrouver confronter à cette âme tourmentée. Audric lui dit qu'au contraire, il voulait le faire qu'il se sentait capable de gérer cette situation, si elle se présentait.

Le voyage d'Audric se déroula comme les autres fois, pas de signe de l'âme en détresse.

 

Le lendemain, quand Jo raconta son expérience à Mnémos, il lui dit qu'il serait bon de faire quelques « patrouilles », qu'ils devraient se relayer pour couvrir plus de temps, mais qu'il ne fallait pas se faire trop d'illusion. S'il ne retrouvait pas cette âme, ça pourrait signifier que sa souffrance s'est atténuée, qu'elle n'a plus suffisament d'énergie pour décoller ou qu'elle est en train de changer d'enveloppe, autrement dit que sa précédentes enveloppe est morte. Ils se mirent d'accord sur le rythme des « patrouilles », Mnémos ferait 3h le matin et Jo 2h durant l'après-midi pendant les deux prochaines semaines. S'il n'y avait rien de nouveau d'ici là, continuer ne servirait probablement à rien.

 

Les deux jours suivants ne donnèrent rien, mais le troisième, Jo se retrouva à nouveau confronté a l'âme en détresse, les sensations étaient les mêmes. Cette fois, il résista à son envie de fuir et se concentra sur le fait de suivre cette âme jusqu'à ce qu'elle regagne son corps. Il voyait le paysage défiler à toute vitesse, comme si cette âme ne savait pas où aller ou qu'elle ne contrôlait rien. Jo n'avait aucune idée du temps que cela dura avant que l'âme sembla être aspirée et il eu un mal fou à la suivre. Quelques instants plus tard, il se retrouva dans une chambre qui ressemblait à celle d'un hôpital, mais quelque chose n'allait pas, sans pouvoir dire quoi.

(suite)

 

Par wisa
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Vendredi 8 février 2008

Quelques mois ont passé depuis que la « Ligue » a eu affaire à la secte et Audric est à nouveau en pleine forme. Jo est toujours au Manoir et tient sa promesse en apprenant le voyage astral à Audric. Un jour, lors d'une scéance où Jo travaille seul sa maîtrise du « décollage » afin de mieux pouvoir l'expliquer à Audric lors de leurs prochain cours. Il procède comme il en a l'habitude, une fois son décollage réussi, il se trouve comme assailli par un autre corps astral qui le supplie de l'aider. Les corps astraux ne s'exprimernt pas avec des mots mais par une sorte de transmission à la fois de pensées et de sensations. Les sensations transmises par cette âme inconnue étaient extrèmement pénible et le premier réflèxe de Jo fut de faire cesser cette communication très désagréable. Une fois de retour dans son corps, il regretta aussitôt d'avoir rompu le contact sans savoir de qui il s'agissait et où le trouver.

Il décida de repartir immédiatement pour essayer de le retrouver et que s'il y parvenait, il le suivrait jusqu'à découvrir son identité.

 

(suite...)

Par wisa
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