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La “Ligue” : Histoire d'âmes (partie 1)

1990

 

Par une fin d'après-midi tranquille, Marc, un professeur d'université d'une quarantaine d'années, fini quelques recherches pour son cours du lendemain dans son petit appartement de banlieu. Il s'apprète à faire une de ses scéances de méditation quotidienne quand on frappe à la porte. Il va ouvrir la porte et découvre un jeune homme brun d'une vingtaine d'années tout au plus.

Marc ouvre la porte et dit:

(M= Marc)

 

M- Bonjour, je peux vous aider?

- Bonjour, j'apporte des sushis

M- Il doit y avoir une erreur, je n'ai rien commandé

- Ce n'est plus ton plat préféré? Tant pis, ça en fera plus pour moi!

M- Pardon, est-ce qu'on se connait?

-Bon, je sais que j'ai changé et que ça fait longtemps que l'on ne s'est pas vu, mais si tu continu, je vais me vexer.

M- Audric? C'est toi?

A- Ah enfin, j'ai failli attendre! Alors tu me fais entrer, à moins que je te dérange?

M- Bien sûre que non, tu ne me déranges pas. Viens entre.

A- Désolé de te dire ça, mais tu a pris un coup de vieux depuis la dernière fois.

M- Et toi, un sacré coup de jeune! Comment m'as-tu retrouvé?

A- Ton nom était dans l'annuaire

M- Très amusant! Tu sais ce que je veux dire!

A- J'avais pas mal progressé avant de disparaître et j'avais pu garder ton identité actuelle, là où je n'aurais pas trop de mal à la retrouver.

M- En effet, si tu parviens à garder des souvenir aussi préçis qu'un nom, tu as énormément progressé.

A- En fait, ce n'est pas tout à fait ça, mais ne chipotons pas. Ta vie matérielle à l'air de bien se dérouler, pas mal l'appart!

M- Je ne me plaint pas

A- Parce que tu t'es plaint un jour ;-)

M- Quand on s'était fait cassé la figure par des idiots aussi étroits d'esprits que l'épaisseur du papier de leurs cigarettes!

A- Ah, je ne suis pas encore remonté jusque là. Je suis venu dès que je me suis souvenu du principal.

M- Raconte-moi tout, depuis la dernière fois que l'on s'est vu.

A- Aujourd'hui, je m'appelle Laurent, mais ne changeons rien à nos habitudes.

 

Ils parlent pendant toute la soirée et une partie de la nuit de ce qui leur était arrivé depuis la dernière fois qu'ils s'étaient vu.

 

Les deux années suivantes, Audric a continué a étudié la philosophie à l'université où il a obtenu une licence. Yno est toujours enseignant. Ils se voient très régulièrement pour échanger leurs idées et leur point de vu sur le monde.

 

 

1992

 

Un jour ils décident de faire une courte retraite de quelques jours dans un petit monastère bouddhiste où ils espèrent trouver des réponses à quelques-unes de leurs questions. N'ayant pas trouvé ce qu'ils cherchaient, on leur conseilla d'aller voir un sage qui acceptera peut-être de les recevoir. En effet, il accepta rapidement. Quand ils entrèrent dans la pièce où les attendait le sage, ils découvrirent une pièce assez sombre. Le sage était vêtu d'un habit qui le recouvrait entièrement.

 

(A= Audric; S= le Sage; M= Marc)

 

A- Bonjour, euh, votre sainteté, votre sagesse?

S- Bonjour, si vous venez pour que je vous enseigne, vous vouvez m'appeler Maître.

M- Bien Maître.

S- Que voulez-vous savoir?

Y- Nous aimerions connaître le chemin de l'Illumination

S- Très long est ce chemin, mais vous ètes sur la bonne voie.

A- Comment pouvez-vous le savoir?

S- Vous ètes venus ici, c'est un bon signe.

M- Pouvez-vous nous enseigner, Maître?

S- Les chemins de l'Illumination sont multiple, mais les connaître ne suffit pas, il faut les expérimenter, choisir le sien et le suivre.

A- qu'est-ce que cela signifie?

S- Certains ont besoin de la sérénité d'un monastère, d'autres de la foule des fidèles, de la solitude d'une montagne ou encore de la présence d'une famille, parfois de tout cela à la fois. Chaque âme est différente.

M- Et comment sait-on que l'on a fait le bon choix?

S- Le choix est le bon quand le coeur est en paix

A- C'est tout?

S- J'ai dit que le chemin était long, pas qu'il était difficile. Puis-je vous posez une question, à mon tour?

M- Bien sûre.

S- Comment vous ètes-vous rencontré?

A- Je te laisse raconté, je ne me souvient pas encore de tout.

M- On s'est rencontré en 1852 dans un pensionnat. Il était nouveau et pas très sociable et on me prenait pour un fou. Il faut dire qu'être bouddhiste dans un pensionnat catholique, c'est assez inhabituel. Alors entre exclus, on s'est associés.

S- Très impresionnant, vous avez atteint un niveau plus élevé que je ne l'aurai cru.

M- Merci Maître. Quel conseil pouvez-vous nous donner pour mieux avancer sur le chemin?

S- Il est bon de s'isoler du monde pour faire le point et se recentrer, mais cet isolement ne doit pas être défintif. Pour progresser, on a également besoin du monde, car nous en faisont partie.

A- Merci maître, nous allons suivre votre conseil. Je peux vous posez une dernière question?

S- allez-y.

A- Pourquoi vous déguisez comme ça? Vous ètes si laid?

M- Mais ça ne va pas Audric! Qu'est-ce qui te prends?

S- [rires] C'est simplement que mon physique actuel ne me rends pas très crédible aux yeux de certains et le mystère incite au respect.

 

Après leur entrevue avec le sage, ils décident de poursuivre leur route en suivant les conseils du sage, comme en ayant une plus grande ouverture sur le monde. Ils se sont rendu compte que dns la quête de l'illumination, ils s'étaient un peu trop isolé.

 

 

1996

 

Audric a terminé ses études et, avec Yno, ils ont voyagé à travers le monde pour découvrir de nouvelles cultures. Au bout de quatre ans, ils décident de retourner voir le sage.

 

(A= Audric; S= le Sage; M= Marc)

 

M,A- Bonjour, Maître

S- Bonjour, c'est gentil de me rendre visite. Qu'avez-vous appris depuis la dernière fois.

M- Beaucoup de chose, mais nous avons des questions.

S- Une bonne question contient déjà une partie de sa réponse. Allez-y, je vous écoute.

M- Toutes les grandes religions prônent la paix et la tolérance, alors ce sont en leur noms que beaucoup de guerres sont déclarées?

S- Comme une corde peut être utilisé par quelqu'un pour parvenir au sommet d'une montagne, elle peut également servir à entraver ou pendre quelqu'un.

M- Si je comprends bien, ces religions ont été créées pour permettre aux gens de s'élever, à faire progresser leurs âmes et elles ont été perverties par la suite et leurs messages réinterprétés pour d'autres usages.

S- Tout à fait

A- Et si on pouvait repartir à zéro avec une nouvelle religion, en prenant bien garde à ce que l'on dit et écrit.

S- Elle finirait de la même façon tôt ou tard.

M- Comment peut-on empêcher cela?

S- En empêchant les gens de croire

M- Mais on ne peut pas!

S- Exactement

A- Vous voulez dire qu'on ne peut rien faire pour que les choses s'arrangent?

S- Ce que je veux dire c'est que 2 personnes ne peuvent pas changer l'humanité entière.

A- C'est pareil

S- Pas tout à fait. C'est une âme après l'autre que l'on peut ouvrir la conscience de l'humanité.

A- Mais il faudra des millions d'années et il sera trop tard

S- Je crois qu'il est temps que je vous révèle quelque chose. Depuis un certain temps déjà, des âmes élevées se réunissent pour comprendre le monde et l'aider à avancer dans le bon sens, celui de la paix et de l'équilibre. Eh, on ne vous a pas attendu pour se rendre compte que les choses risquaient de mal finir.

A- Eh bien, c'est pas une réussite! Le résultat n'est pas terrible!

M- Audric, un peu de respect.

S- Non laissez, il n'a pas tort, mais n'a pas raison non plus. Il faut dire que par rapport à la population actuelle, on n'est vraiment pas nombreux et on ne peut pas être sur tous les fronts à la fois. Mais chaque personne que l'on peut aider à se délivrer de la souffrance, c'est une âme que peut s'élever et peut-être en aider d'autres à son tour.

M- Vous comptez sur une réaction en chaîne?

S- C'est un peu ça en effet. C'est comme en comme en physique, chaque action provoque des réactions, mais dans ce cas là ne sont pas opposée, en tout cas si tout va bien.

A- C'est une sorte de société secrète?

S- Elle n'est pas secrète, elle n'est pas connue, simplement parce qu'elle n'interresse pas grand monde. Pour beaucoup, nous ne sommes qu'un rassemblement d'utopistes à tendance bouddhiste. Les sociétés secrètes intriguent et inquiètent, nous on fait plutôt sourire, c'est une bonne chose pour nous.

M- Vous ètes combien?

S- difficile à dire, on ne tient pas de compte et chacun est libre de venir et de partir quand il le souhaite

A- Elle a un nom cette association

S- Pas vraiment, on en a jamais choisi, mais certain nous appelle la « ligue des Sotapanna »

M- Sotapanna, c'est du Pali, ça signifie « celui qui entre dans le courant » c'est un terme bouddhiste.

S- c'est exact. Mais je préfère le terme employé par un ami « Ligue de conscience pour un monde à faire », car même si je suis bouddhiste, la « Ligue » ne se revendique d'aucune religion.

 

Après que le sage leur ai révélé l'existence de la « Ligue ». Il les invite à une réunion qui doit avoir lieue le soir même. Lors de cette réunion, ils peuvent enfin voir le sage sans son costume à capuche. Il a 24 ans et son nom dans la « Ligue » est Mnémos (la Mémoire), son prénom de naissance est Lionel. Il leurs présentera Sélène et Philippe. Ils leurs expliqueront comment fonctionne la « Ligue » et comment ils essaient de venir en aide aux gens.

 

 

(Mn= Mnémos; S= Sélène; A= Audric; Ma= Marc; P= Philippe)

 

Mn- Voici Philippe et Sophie

S- Ici tout le monde m'appelle Sélène.

A- Pourquoi? Tu es lunatique?

S- Très drôle! Mais non, c'est seulement que je préfère travailler la nuit.

Ma- Travailler sur quoi?

S- J'applique le raisonnement scientifique à l'étude des âmes et à leur évolutions, si elles existent.

Ma- Pardon? Vous ne croyez pas à l'existence des âmes?

S- En science, il ne s'agit pas de croire ou de ne pas croire, mais de démontrer. On fait des hypothèses et on les vérifie.

A- Alors qu'est-ce qu tu fais là?

S- Je crois que le monde va mal et que la démarche de la ligue est bonne.

A- Tu crois! Ce n'est pas très scientifique!

S- T'es toujours comme ça?

A- Comment « comme ça »?

S- Oripilant

A- Toujours c'est ce qui fait mon charme!

Y- Quelles sont ces hypothèses?

S- Je suis partie de l'hypothèse que l'âme existe. Ensuite on peut se poser plusieurs questions, comme: de quoi sont faites les âmes? Comment passent-elles d'un corps à l'autre? Comment et pourquoi une âme peut-elle s'élever? Etc...

Ma- Vous avez trouvé des réponses à ces questions?

S- J'ai des hypothèses

A- heu...

Ma- Sans commentaires, Audric! Et quelles sont-elles?

S- Pour résumer, les âmes sont comme des ondes que logent dans une partie du cerveau. Elles auraient évoluées parallèlement aux espèces animales. Le corps est comme une voiture dont l'âme serait le conducteur et plus une âme évolue, plus elle peut conduire un corps complexe.

Ma- Très interressant.

P- Bon Sélène, ne vas pas les faire fuir tout de suite avec tes théories. Je vous rassure, tout le monde ne fais pas que passer le temps à réfléchir à des hypothèses. On fait aussi des choses utiles.

S- C'est malin!

P- Tu sais bien que je plaisante.

 

Après une prèsentation des activités de la ligue par Philippe, ils décident de les rejoindre. Philippe est psychologue et s'interresse à l'influence que peut avoir la réincarnation sur la psychologie d'une personne.

 

C'est peu après l'arrivée d'Audric et de Marc que Philippe voit arriver dans son cabinet une mère et son fils de 10 ans. Si elle vient le voir, c'est à cause des rêves et de certains souvenirs que prétant avoir son fils. Elle est déjà aller voir d'autres thérapeutes, mais sans conclusions satisfaisantes. Alors on lui a conseillé d'aller voir le Dr Philippe Klein qui commence à être connu pour s'interresser à ce genre de trouble.

 

Le petit garçon s'appelle Mickael, quasiment depuis qu'il parle, il raconte des choses dont il se souviendrait. Au début, sa mère prenait ça pour des inventions ou des histoires qu'il aurait vu à la télé. Mais cela dure et il parle toujours du même type d'histoires des hold-up et des cambriolages. Sa mère demande conseil à son pédiatre qui lui dit que ce n'est pas grave que ça va lui passer. Quelques mois plus tard, elle retourne le voir, car Mickael continu et ses histoires sont de plus en plus détaillées. Le pédiatre lui conseil alors d'aller consulter un pédopsychiatre que ça a peut-être un lien avec l'absence de son père qui est parti quand il avait 4 ans et qu'il fait ça pour se faire remarquer.

Le pédopsychiatre est perplexe et au bout de quelques mois, il lui donne l'adresse du Dr Klein qui s'interresse à ce genre de cas.

 

Lors de son doctorat, Philippe a eu l'occasion d'étudier des cas semblables. Il reçoit le dossier du petit garçon que ses confrères lui ont envoyé.

 

A la première scéance avec Mickael et sa mère. Il rassure cette dernière, en lui affirmant que son fils n'a rien de grave. Il lui demande ensuite quelles sont ses convictions religieuses. Elle répond qu'elle est athée et ne comprend pas ce que cela vient faire dans cette affaire. Il lui parle alors de réincarnation, elle est tout d'abord surprise et sceptique, mais le laisse continuer. Comme il ne veut pas la brusquer ou risquer de la braquer, il lui donne quelques livres sur le sujet dont un sur les travaux de Ian Stevesen qui a étudié beaucoup de cas semblable à celui de Mickael.

 

Elle lit tout ce qu'elle peut sur le sujet en plus de ce que Philippe lui a donné. Ce qui la rassure, c'est que d'autres cas existe, mais en même temps, elle a peur que ça ne perturbe son fils plus tard, si ce n'est pas déjà le cas. Alors Philippe décide de lui présenter Marc et Audric qui ont vécu la même chose étant petit.

 

 

1997

 

Audric et Mickael se prennent tout de suite d'affection l'un pour l'autre. Mickael et un garçon espiègle, attachant et très intelligent.

 

Un jour, qu'ils passent l'après-midi au Manoir de la ligue, ils ont la visite de Mnémos qui a entendu parler du garçon qu'audric à surnomer, en raison de ses souvenirs de cambrioleur de haut-vol, Arsène.

(Au= Audric; Mn= Mnémos; Ar= Arsène)

 

Au- Bonjour Maître, je vous présente Arsène, enfin Mickael.

Mn- Bonjour, je suis ravi de te rencontrer, j'ai beaucoup entendu parler de toi.

Ar- Bonjour, moi aussi je suis content de vour rencontrer.

 

Ils se serrent la main. Mnémos à l'air soudain en pleine réflexion et dit en souriant:

Mn- Audric, quand tu lui a donné ce surnom, tu ne croyais pas si bien dire!

Au- Mais Arsène Lupin est un personnage de fiction

Mn- Oui mais inspiré à Maurice Leblanc par un personnage réel.

 

Audric apprendra plus tard qu'il parlait de Marius Jacob1, un véritable gentleman-cambrioleur qui a eu une vie rocambolesque. Il appris aussi que l'incarnation qui suivi directement celle-ci et précédait l'actuelle s'est fini tragiquement par une mort brutale et injuste dans une prison. Il s'appelait alors Bruno Sulak.

 

 

Mnémos conclu sur Arsène en disant que c'est une très belle âme, malgré son penchant pour la cambriole audacieuse, mais jamais violente. Mnémos ne resta que peu de temps au Manoir, ce jour là. Audric et Arsène passa le reste de ce mercredi après-midi à jouer au foot dans le parc derrière le Manoir. Arsène passe souvent voir Audric, malgré que sa mère n'aime pas qu'il aille le déranger aussi souvent, même si Audric affirme qu'il ne le dérange jamais.

 

Quand Audric a parlé à Philippe et Sélène de la conversation qu'il avait eu avec Mnémos, ils se sont mis à faire des recherches sur les deux personnes, dont a parlé Mnémos, c'est à dire Marius Jacob et Bruno Sulak. Ils ont eu des difficultés à découvrir des informations sur ce dernier.

 

Quelques semaines plus tard, une discussion un peu animée a eu lieu entre Sélène, Audric et Philippe au sujet de Bruno Sulak. Sélène a été particulièrement touchée par sa vie et choquée par ses derniers jours. Audric s'inquiète pour Arsène, il a peur qu'il retombe dans ses anciens penchants et que ça finisse mal, comme dans sa vie précédente. Il se demande, s'il ne serait pas préférable pour Mickael d'ignorer ce qui s'est passé, puisqu'il n'en a pas de souvenir précis. Sélène pense qu'il devrait savoir, Audric craint que ça ne lui donne la mauvaise idée de recommencer. Ce qu'ils ignorent tous, c'est qu'Arsène, qui est en 6e, a cambriolé le collège pour reprendre un objet confisqué, injustment selon lui, à l'une de ses amies.

 

Audric est bouleversé quand il lit un texte de Bruno Sulak qui était paru dans un journal2. Il aurait fait un journaliste fantastique, il avait un vrai talent.

 

Suite à ça, Audric est, plus que jamais, décidé à veiller sur Arsène. Il n'a que 11 ans et rien n'est encore jouer pour lui.

 

 

A la rentrée 1998, pour se protéger des grands du collège qui rackettent, Arsène, qui a 12 ans, décide avec des amis de créer leur propre bande, dont il est élu chef. Il est choisi car il est malin, persuasif et sait tenir tête au plus grand que lui et se défendre. Cela fait déjà plusieures années qu'il fait des arts martiaux et il est le meilleur élèvede la classe. En tant que chef, il impose ses règles: on ne fait que se défendre, on protège les plus faibles, on ne met pas le bazar en classe.

 

Il n'aime pas l'école. Selon lui, on passe trop de temps à y apprendre des choses inutiles, mais il repecte ceux qui veulent étudier. Lui, préfère apprendre ce qui lui plaît quand ça lui plaît et passer du temps avec ses amis et aller au manoir de la « Ligue », qui est son terrain de jeu favori. Grâce à Marc et Audric, il s'est mis à aimer la lecture. Il voulait comprendre d'où lui venait ce surnom que lui a donné Audric. Alors il a lu les livres d'Arsène Lupin qu'il a beaucoup aimé. Un peu trop aux yeux de certains, notamment d'Audric qui pensait que ça pourrait lui donner des idées. Ce qu'il ne savait pas, c'est qu'il était un trop tard pour ça et que, de toute façon, il n'avait pas besoin de livre pour lui donner des idées.

 

A la fin de l'année 1998, Arsène découvre, comme beaucoup de jeunes de son âge, le premier livre d'Harry Potter. Il se met à apprendre des tours de passe-passe pour amuser ses copains, ce qui n'arrangeait pas ses bulletins de notes. Dans le cas des cours et de l'école, même Audric n'arrivait pas à le convraincre de faire plus d'effort. Il n'y a que sa prof de français qui lui reconnaît un certain don pour l'écriture.

 

Début 1999.

 

Un après-midi au Manoir, on sonne à la porte. Sélène va ouvrir, elle se retrouve face a un homme qui doit avoir la cinquantaine, grand et plutôt impressionnant.

 

- Bonjour, je m'appelle Georges, est-ce que Philippe ou Dorian sont là, C'est Prof Némo qui m'a donné cette adresse en me disant que je pourrais les trouvé ici et que je pourrais me poser dans une des chambres libres le temps que je voudrais.

S- Bonjour, non, ils ne sont pas là pour le moment. Qui est ce « prof Némo »?

- Vous ne devinez pas, c'est Mnémos, mais je préfère « prof Némo », ça fait moins guindé.

S- Vous pourriez avoir un peu de respect pour lui, c'est un grand sage.

- Oh je le respect, ne vous inquiétez pas pour ça, mais vous ne le connaissez pas comme moi, depuis plus de 300 ans! Après tout ce temps et toutes les conneries qu'on a faites ensemble, il est un peu tard pour que je commence à l'appeler, Maître ;-). C'est pas tout ça, mais vous m'invitez à entrer ou j'installe mon hamac sur le perron?

S- Oui bien sûr Georges, vous pouvez entrer.

- Vous pouvez m'appelez Jo.

S- Eh bien Jo, je suis ravie de faire votre connaissance (enfin je crois). Ici, on m'appelle Sélène.

- Enchanté Séli!

 

Sélène l'accompagne jusqu'à une chambre libre et lui dit que Philippe devrait arriver dans une petite heure et que Dorian est en concert dans le sud de la France pour quelques semaines. Elle le laisse s'installer et retourne à son travail.

Quelques minutes après arrivait Audric. Il passa dire bonjour à Sélène qui lui parla de ce visiteur, un peu curieux. En allant le voir, il ne se doutait pas des changements que Jo allait provoquer au sein du manoir et de la « Ligue ».

 

 

Audic trouva Georges dans le salon.

 

A- Jo, c'est bien ça? Moi c'est Audric. Je suis content de faire votre connaissance.

G- Moi aussi mon garçon. Alors ça fait longtemps que tu as rejoint le mouvement?

A- Environ 3 ans, et vous?

G- Plusieurs siècles, à quelques années près et tu peux me tutoyer.

A- ça marche.

G- Il est chouette ce Manoir et à part héberger les membres de passage, vous en faites quoi?

A- Pas grand chose pour le moment, ça fait pas très longtemps qu'on a fini des travaux de rénovations et de mise aux normes et on a fait des démarches pour pouvoir accueillir du public. Mais on avait pensé se servir du grand espace à notre disposition pour y faire des activités, des expositions, peut-être ouvrir une bibliothèque, des soirées-débats.

G- Les trucs intello, c'est bien, mais il faut aussi des activités qui bougent un peu plus! Et la mise en place de tout ça est prévu pour quand?

A- Rien n'est encore décidé, il faut qu'on en discuter. Je te fais visiter?

G- Avec plaisir!

 

Audric fais visiter le Manoir à Georges. Philippe et Marc arrive peu après avec de quoi manger pour tout le monde, enfin presque, mais quand il y en a pour quatre, il y en a pour cinq! C'était un diner organisé sans raison particulière, aucun ne savait qu'il aurait un invité surprise ce soir-là. Après que Philippe et Jo aient raconté quelques uns de leurs souvenirs. Jo trouva que c'était le bon moment pour aborder le sujet du Manoir et de son usage concret pour la “Ligue”. Il a appris que légalement, ils avaient le droit d'utiliser le Manoir pour recevoir du public et qu'il ne restait qu'à décider ce qu'ils allaient en faire. Après une heure de discussion, ils se sont mis d'accord sur l'organisation d'une soirée thématique avec une petite exposition, une sélection de livres et d'un débat. Le thème retenu est “les sectes: pourquoi, comment?”. Jo les a même convaincu de fixer dès aujourd'hui une date pour la soirée, deux mois plus tard. Jo aurait voulu un truc plus drôle pour commencer, mais il n'a pas voulu trop insister. Après tout, il venait juste d'arriver, il aura d'autres occasions de se faire entendre.

Ils se mirent au travail dès le lendemain. Philippe s'occupait de l'aspect psychologique, Marc de l'historique du phénomène, Audric de la communication, de la pub, Sélène de la coordination et Jo de l'exposition et de l'aménagement du Manoir pour l'évènement. Ils sont, bien sûre, tous bénévols pour ce travail.

 

Un mois avant la soirée, Sélène reçoit un appel téléphonique d'une jeune fille qui veut des précisions sur la soirée. Sélène répond a ses questions. La jeune fille s'appelle Julie, elle a 21 ans. Elle finit par demander, s'ils veulent le témoignage de quelqu'un qui a vu de près les dégàts que peuvent faire une secte. Elle dit que son frère fait parti d'une secte depuis 5 ans, il va très mal et elle ne sais pas comment le faire sortir. Elle aimerait que son témoignage serve à ce que d'autres ne fassent pas avoir de la même façon que lui.

Sélène l'invite à passer au Manoir pour qu'ils discutent de ça avec les autres. Elle accepte de venir le lendemain.

 

Quand Julie arrive, Sélène, Philippe, Audric et Jo sont déjà là. Marc avait un cours qu'il ne pouvait pas annuler. Elle raconte comment son frère a été approché par la secte, comment il y est entré et comment il s'est fait piégé au point de leurs donner tout ce qu'il possédait et plus encore. Elle essait de lui faire entendre raison , mais rien n'y fait, même s'il voulait, il a trop peur pour partir et il va de plus en plus mal depuis 2 ans. Cela fait 5 mois qu'elle n'a pas pu le voir. Les responsables de la secte ne veulent plus qu'elle le voit et ça l'inquiète énormément. Philippe dit que son témoignage est le bienvenue et que s'ils peuvent faire quelque chose , ils l'aideront du mieux qu'ils pourront.

Audric intervient en disant que ça ne suffit pas, qu'il FAUT trouver un moyen de sortir son frère de là et tous les autres aussi que la “Ligue” est faite pour ça, pour aider ceux qui en ont besoin. Ils se

mettront au travail dès maintenant et qu'ils trouveront un moyen. Ils sont tous abasourdis par sa réaction, mais sont d'accord avec lui.

 

Julie leur explique comment Sébastien, son frère, a été approché à la fin d'un cours à l'université, quand il avait 19 ans. Quelqu'un lui a donné un prospectus pour un cours de yoga gratuit. Comme c'était quelque chose qui l'avait toujours attiré, il s'est dit que c'était l'occasion d'essayer. Que ça lui permettrait de déstresser avant les examens.

Il est allé à ce cours gratuit, tout c'est très bien passé, on lui a donné une brochure avec toutes les activités du centre. Tout le monde était très gentils, rien de suspect en apparence.

Il y est retourné les semaines suivantes, les cours prenaient une tournure plus “philosophique” et on a commencé à lui parler du “Maître”. Un sage qui aurait créé le centre où ils étaient. Les idées qu'ils prônaient étaient séduisantes pour mon frère.

Il s'abonna au centre pour pouvoir y aller plus souvent et avoir accès à toutes les scéances. Au bout de quelques temps, on l'invita à un week-end où il pourrait recevoir les enseignements du “Maître”.

 

C'était le début de l'endoctrinement. Le “Maître” parlait bien, ses conclusions sur la vie et le monde semblaient logique, à tel point qu'il s'est demandé comment personne n'y avait pensé auparavant. Il faillait aider le “Maître” à poursuivre son projet, à atteindre son but, c'était important. Sébastien achetait des livres et des CD de méditation fait par la “Maître”, puis commença à leur donner directement de l'argent. De toute façon l'argent c'était le mal et le “Maître” en fera un meilleur usage que lui, pour des choses plus utiles.

Il fini par emménager dans une maison appartenant au centre avec d'autres disciples, loin de tout et arrêta ses études. Il était devenu entièrement dépendant d'eux.

 

Philippe explique que c'était un peu le “coup classique” des sectes pour recruter de nouveaux adeptes. Simple mais malheureusement efficace dans trop de cas. Le problème c'est que juridiquement, ils sont en règle, la plupart du temps. Il faudrait pourvoir agir de l'intérieur, montrer le “Maître” tel qu'il est vraiment, un escroc, un manipulateur et peut-être un fou. Si on l'attaque de front, ça ne fera que renforcer les liens avec ses adeptes et ça le fera passer pour un martyr.

 

Audric se propose de jouer le futur adepte en puissance en allant à l'un de leur cours, mais il faudrait que ça ai l'air naturel. Le mieux étant que se soit le centre qui l'invite, afin qu'il ne puissent pas avoir de soupçon. Les sectes sont souvent un peu paranoïaque. Julie sait où récupérer un de leur prospectus d'invitation qu'ils distribuent dans les rues. Voila la porte d'entrée idéale.

 

Après avoir récupéré une invitation grâce à Julie, Audric se rendit au cours de yoga pour essayer d'infiltrer la secte. Il se présenta à l'entrée du Centre, rien ne laissait supposer qu'il pouvait s'agir du visage visible et « respectable » d'une secte. Il donna son invitation et on lui dit que le cours doit commencer dans une demi-heure. Pour le faire patienter, on lui donna un peu de documentation sur les activités du Centre. En fait, le vrai nom du Centre est le « Centre pour la paix retrouvée ». Les choses se passèrent comme Julie les avaient décrites, le premier cours fut normal, c'était un cours pour débutant. A la fin, on fit passer une feuille aux nouveaux participants pour qu'ils y inscrivent leurs nom, s'ils avaient aimé le cours, s'ils avaient déjà suivi des cours de yoga ailleurs et s'il avaient l'intention de revenir. On donna aux nouveaux un bon de réduction qui donne droit à 50% sur un cours pour quelqu'un qui a déjà assisté à, au moins, un cours à la condition qu'il amène un nouvel élève qui, lui, aura le cours offert. Un autre moyen pour trouver de nouveaux candidat.

Audric raconta à la « Ligue » ce qu'il avait vu et ils décidèrent qu'Audric y retournera la semaine suivante. Comme disait Philippe, il ne faut pas être trop pressé, sinon ça risquerait de paraître louche et de tout faire râter.

Quelques semaines passent sans rien à signaler d'anormal au cours de yoga, jusqu'au jour où Diane, celle qui s'occupait du cours de yoga, proposa à quelques élèves, dont Audric, de passer au niveau supérieur. Bien entendu, il accepta.

 

La soirée-débat au Manoir a eu lieu, elle a rassemblée une quinzaine de personnes, ce qui n'est pas si mal pour une première. Le témoignage de Julie a beaucoup touché les gens. De nombreuses questions ont été posées, notamment : Comment savoir quand un proche est concerné? Comment le convaincre de couper les liens avec la secte? Ou comment expliquer les dangers d'une secte à un ado. Julie et Philippe ont répondu aussi bien qu'ils le pouvaiennt et ont donné à tous ceux qui le voulaient une liste d'ouvrages sur le sujet.

 

Quand il se rendit au premier cours du niveau 2, Audric pu constater quelques changements dans l'organisation du cours avec une partie théorique qui était absente des cours de niveau 1. Il était question d'un lien entre l'esprit et l'univers, un lien qui serait brisé à cause de notre mode de vie moderne. Il fit semblant d'adhérer à leur vision et continua à aller à tous les cours. Certains responsables du Centre lui posèrent des questions sur sa vie. Il raconta qu'il était au chômage et qu'il ne voyait que rarement sa famille, enfin que ça n'allait pas très bien dans sa vie en ce moment, ce qui était faux, sauf pour le chômage. Un responsible du Centre lui parla d'une semaine de retraite dans une belle maison entourée d'un grand parc où on lui apprendrait à se remettre en phase avec lui-même et avec l'univers. Après ça, il se sentirait bien mieux et rencontrerait des personnes qui avaient les mêmes problèmes que lui, avant de trouver la lumière grâce au Centre. Il dit qu'il voulait y réfléchir et qu'il donnerait sa réponse au prochain cours.

Il partit en retraite dans la résidence du Centre une dizaine de jours plus tard. Après avoir eu une conversation avec Philippe et Julie pour parfaire son rôle d'adepte potentiel, car là il devra être crédible pendant une semaine non stop. Julie espèrait qu'il pourrait voir son frère, mais Philippe lui rappella qu'il devait avant tout être discret et ne pas se montrer trop curieux. Les sectes sont souvent méfiantes et même paranoïaques.

 

Audric partit pour la résidence du Centre en autocar avec les autres participants après les avoir rejoint au point de rendez-vous par le train. La résidence était telle qu'on lui avait décrite et le parc était magnifique. La première chose que l'on demanda aux “retraitants”, ce fût de laisser leurs bagages dans une pièce près de l'entrée et d'aller chercher les vêtements et les accessoires dont ils auraient besoin durant la semaine. Les choses sérieuses allaient pouvoir commencer.

 

 

On donna à tous les participants une sorte de kimono blanc, le programme de la semaine et deux livres, un avec les enseignements du “Maître” et un livre d'exercice. Ensuite, on leur fît visiter la propriété et on leur montra leurs chambres où leurs bagages avaient été montés. Chacun avait droit à une chambre individuelle très simple avec une salle de bain par étage. Le programme consistait en des scéances d'exercices , des cours théoriques et des temps de paroles où chacun pourrait donner son avis et poser des questions sur les enseignements. Les particpants avaient une heure de libre avant le dîner, on leur conseilla de commencer à lire les livres qu'on leur avaient donné.

 

Audric en profita pour téléphoner au Manoir et raconté ce qu'il avait vu. On était samedi, ils décidèrent qu'Audric les rappellerait mardi pour leur donner des nouvelles. Pendant le temps qui lui restait avant le dîner, il feuilleta un peu les livres qu'on lui avait donné pour essayer de savoir à quel type de secte il avait affaire. Certaines choses qu'il cru entrevoir dans les propos contenu dans les “enseignements du Maître” l'inquiétait tout particulièrement. La secte pourrait être plus dangereuse qu'il ne l'avait cru jusqu'à présent. Il était temps qu'il aille rejoindre les autres pour le dîner.

 

Il fît la connaissance de Fabrice, un étudiant de 24 ans, et de Marie, une jeune femme de 26 ans sans emploi. Tout le monde regagna sa chambre à 22h, car le premier cours aura lieu le lendemain de bonne heure.

 

Les deux premiers jours de “stage” se déroulèrent comme il l'avait imaginé. Le rythme des scéances d'exercices et d'enseignements était soutenu, mais pas trop non plus, il ne fallait pas décourager de futurs adeptes. Ils laissaient aux nouveaux le temps de s'habituer et d'intégrer les idées de la secte. Mardi, les responsables procédèrent à une évaluation de chaque participant, ils étaient dix. Ce qui consistait en des entretiens individuels avec plusieurs responsables du Centre et en fin de journée chacun reçu son évaluation devant tous les participants. Audric était le mieux noté et Marie qui était avant-dernière du groupe lui demanda conseille pour s'améliorer. Cela le mettait très mal à l'aise, car il ne pouvait ni lui apprendre à être une bonne adepte, ni lui révéler le véritable but de sa présence. Alors il lui dit qu'il ne s'expliquait pas ce bon résultat et s'excusant de ne pouvoir l'aider, il partit à sa chambre, la laissant seule et déçue.

 

On était mardi, il était temps qu'il appelle le Manoir. Il raconta ses trois jours de stage, ses inquiétudes et ses résultats. Philippe lui dit de faire très attention à Marie, surtout du fait qu'elle semblait vouloir réussir et être accepter par ce groupe, ce qui dans ce genre de milieu est dangereux, autant pour elle que pour les autres.

 

Le reste du stage se déroula de la même manière avec une tendance à s'intensifier avec le temps. Le jeudi matin, on leur annonça une grande nouvelle. Sur les dix stagiaires, les cinq “meilleurs” pourraient assister le mois suivant à une retraite de dix jours dans la résidence du “Maître” avec les adeptes les plus proches. Ce serait le “Maître” lui-même qui l'aurait décidé sur ce que les enseignants lui auraient dit à propos de ce groupe de stagiaire. Ils sauraient samedi matin, avant de rentrer chez eux qui seraient les heureux élus.

 

Tout le monde s'appliqua encore plus le jeudi et le vendredi pour être sur la liste des choisis. Marie semblait plus déterminée que jamais à progresser.

 

Le dernier jour était, enfin, arrivé pour Audric et les autres participants. Audric était soulagé que ce soit fini, il en avait assez de jouer au parfait petit adepte, mais espérait être sur la liste des “choisis” pour accéder à la maison du “Maître” , trouver un moyen de lui faire cesser ses activités et faire en sorte que ses adeptes retrouvent leur libre-arbitre.

 

Tout le monde se rassemble dans la salle principale pour savoir qui a été choisi pour aller voir le “Maître”. Sur la liste figure les noms de Marie et Audric. Pour finir, on dit aux “choisis” qu'il serait bon qu'ils se préparent à cette expérience en suivant d'avantage d'enseignements et qu'ils apprennent les rêgles en vigueur chez le “Maître” qui sont très strictes.

 

Audric est enfin de retour au Manoir, il raconta en détail comment le stage s'était déroulé et qu'il repartait dans un mois pour un stage chez le “Maître”. Ce qui les inquiètaient, c'est que dans les rêgles, il était mentionné que le lieu de résidence du “Maître” était secret et devait le rester, pour cela les invité y seront conduit dans une voiture dont les vitres seront masquées. Là-bas, il n'y a aucun moyen de communication avec l'extérieur, pas de téléphone et tous les objets électroniques sont interdit, donc les téléphones portables aussi. Jo, Philippe et Sélène disent à Audric qu'il est hors de question qu'il parte là-bas sans téléphone ou moyen de communication. Ils ont un mois pour trouver une solution, le plus simple serait de cacher un portable, mais si la maison est très isolée, ils craignent qu'il n'y ai pas de réseaux.

 

Après pas mal de discussions au manoir, Audric avait bien l'intention de se rendre à la résidence du “Maître”, il était allé trop loin pour renoncer maintenant. Au problème de communication, Sélène avait proposer la solution suivante: Audric aura un portable, ainsi qu'un petit émetteur qui permettrait de le localiser en cas de besoin. Sélène se procurerait l'émetteur chez un de ses amis.

  SUITE

1Marius Jacob: 29/09/1879 - 28/08/1954

2Texte disponible à l'adresse : http://www.emmanuel-bove.net/sulak.html (à lire absolument!)

 
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