Partager l'article ! L'éternelle malédiction de Calissandre: CALISSANDRE, une jeune femme à qui on ne donnerait pas plus de 20 ans, sort de sa chambre avec un sac ...
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CALISSANDRE, une jeune femme à qui on ne donnerait pas plus de 20 ans, sort de sa chambre avec un sac de voyage à
la main, en fond sonore une chaine d'infos continue. On voit que c'est l'appartement d'un jeune couple. Calissandre a le visage fermé et elle pose son sac par terre devant une commode, dont elle
ouvre un tiroir pour en sortir un livre. Elle prend une feuille manuscrite qui était dissimulée à l'intérieur du livre, avant de mettre le livre dans son sac. Elle lit le texte écrit sur la
feuille. C'est une lettre de rupture qu'elle va déposée en évidence sur le lit. Elle retourne dans le salon et regarde les photos qui sont dans des cadres sur la commode. Sur les photos, on la
voit souriante dans les bras d'un jeune homme. Sur une des photos, ils posent à côté d'un panneau avec l'année (2004). Calissandre se retourne vers la télé où le présentateur annonce : « C'était
les informations à retenir en ce mercredi 23 avril 2008 ». Calissandre prend la télécommande et éteint la télé. Sur la commode le téléphone se met à sonner et la photo de l'appelant s'affiche, il
s'agit du jeune homme sur les photos. Calissandre prend le téléphone, semble hésiter un instant avant de renvoyer l'appel vers le répondeur, comme celui-ci est sur haut-parleur on peut entendre
le message qui y est laissé par le jeune homme. Il lui dit qu'il appelait juste pour lui dire qu'il était passé au ciné pour prendre des places pour la séance du soir pour éviter de faire la
queue, juste avant la séance. Visiblement, tout allait bien entre eux. Calissandre écoute le message et une fois que le jeune homme ai raccroché elle s'essuie les yeux avant de prendre le combiné
pour téléphoner à son travail. Elle dit qu'elle ne viendra pas travailler aujourd'hui, ni le reste de la semaine et raccroche sans plus d'explication. Elle prend son sac à main et son sac de
voyage, se dirige vers la porte d'entrée, jette un dernier regard à l'appartement et s'en va.
Calissandre est devant le comptoir extérieur d'une sandwicherie, le vendeur la salue et lui demande si elle prendra la même chose que d'habitude. Elle réponds que oui, il lui tends un sandwich au
poulet sans mayonnaise, elle le remercie, paie et se dirige vers le parc, juste en face.
Calissandre est assise sur un bac dans un parc avec un livre ouvert devant elle et le sac de voyage posé à côté du banc. Elle fait semblant de lire, mais en fait observe discrètement un petit
garçon de 2 ou 3 ans qui joue sous la surveillance d'une VIEILLE DAME. Calissandre regarde la scène d'un air ému. Elle sort un petit appareil photo numérique de sa poche, l'allume et regarde les
photos en mémoire. Les photos sont celle du même petit garçon accompagné de la même vieille dame, mais le petit garçon rajeuni au fur et à mesure que les photos avancent. Elle recommence à
observer la vieille dame et le petit garçon qui jouent dans le parc et en profite pour prendre une photo. Elle jette un coup d'œil à sa montre avant de ranger l'appareil photo, son livre, de se
lever en prenant son sac et de s'en aller.
A la sortie du parc, un homme arrête Calissandre pour lui demander un renseignement. Après lui avoir répondu, elle s'apprête à reprendre son chemin, quand elle se retrouve face à la vieille dame
et au petit garçon qui sortaient du parc au même moment. Calissandre reste comme paralisée quelques secondes et la vieille dame la regarde avec les yeux écarquillés. La vieille dame dit à
Calissandre avec les larmes aux yeux qu'elle est le portrait exacte de sa mère au même âge et pour prouver son propos, elle lui montre une photo qui se trouve dans le pendentif qu'elle porte à
son cou. Elle lui raconte que sa mère est partie en la laissant avec son père quand elle avait 5 ans, qu'elle ne l'a plus revu depuis et que c'est pour ça qu'elle est si bouleversée de croiser
une jeune femme qui pourrait être sa jumelle.
La vieille dame et le petit garçon s'éloignent, Calissandre s'essuie les yeux et murmure : « Si tu savais à quel point je regrette d'avoir dû t'abandonner ma chérie. ».
Calissandre est dans une gare, au guichet. La GUICHETIÈRE lui annonce un prix en lui signalant que c'est prix pour les moins de 25 ans. Calissandre lui dit qu'elle a plus de 25 ans. La
guichetière regarde sur son ordinateur et lui donne le prix du billet sans la réduction. Calissandre regarde dans son porte-monnaie et se rend compte qu'elle n'a pas assez et propose à la
guichetière de payer par chèque. La guichetière accepte, mais lui demande une pièce d'identité. Calissandre lui tend sa carte d'identité. La guichetière regarde la carte et lui demande d'un air
étonné si elle a vraiment 36 ans, Calissandre lui répond que oui.
Devant la gare, Calissandre rejoint un homme qui lui donne une enveloppe et lui dit qu'à partir de maintenant elle s'appelle Emilie Jackson et qu'elle a 19 ans. Il ajoute que pour les comptes en
banque, elle aura quelques papiers à remplir. Elle acquiesce et lui tends à son tour une enveloppe avant de rentrer dans la gare.
Dans la gare, Calissandre passe devant un kiosque à journaux. Elle s'y arrête pour regarder les titres, quand une couverture attire son attention, son titre principal est « génétique et
vieillissement : demain l'éternelle jeunesse? »
Dans un train, Calissandre est assise et prend le magazine qui est sur la tablette devant elle, c'est le magazine qui avait retenu son attention au kiosque. Elle cherche dans le sommaire le
numéro de la page de l'article en couverture et se rend directement à cette page.
Elle finit de lire l'article, quand LE CONTRÔLEUR passe vérifier les billets. Calissandre lui demande quand le train arrivera au prochain arrêt. Il lui dit que se sera dans 10 minutes, mais que
le train n'arrivera à sa destination que dans 2 heures.
Quand le train s'arrête, Calissandre en descend, c'est une petite gare. Elle se rend directement au guichet pour demander un billet pour Paris. Le guichetier lui demande si elle s'est trompée de
train, car il vient de la voir descendre d'un train qui venait de Paris. Elle lui réponds que non, c'est juste qu'elle a changé ses projets une fois le train parti.
A la sortie d'une salle de conférence, Calissandre regardent des gens qui quittent la salle. Elle demande à une femme si elle connait le professeur Ménard. Elle lui dit que oui et que d'ailleurs
c'est l'homme en costume gris qui se trouve juste là-bas, lui désignant un groupe de personne d'un geste. Calissandre voit effectivement un homme en costume gris qui semble avoir une cinquantaine
d'années. Calissandre va voir l'homme en question.
Quand l'homme aperçoit Calissandre, il semble bouleversé et prend précipitamment congé des personnes avec qui il était en train de parler. Il s'approche d'elle et avant qu'elle ne puisse dire un
mot, il dit : « Oh mon dieu, c'est bien toi? C'est vraiment toi? ». Cali le regarde étonnée, sans comprendre ce qui se passe. L'homme lui demande : « Tu ne me reconnais pas? » . Elle fait non de
la tête. « vous devez me confondre avec quelqu'un d'autre. ». Il lui dit qu'il est Jacques, Jacquo.
Les yeux de Cali s'illumine et elle dit « c'est pas possible ». Maintenant, ils sont aussi bouleversé l'un que l'autre et ils se tombent dans les bras en pleurant sous les yeux surpris des
personnes autour d'eux. Il lui propose de poursuivre ailleurs, dans un lieu plus discret, elle accepte.
Dans la voiture de Jacques, on apprend qu'ils sont frère et sœur et qu'il ne se sont pas vu depuis 1794. Jacques explique qu'il se grime pour paraître plus vieux, sans cela il semblerait avoir le
même âge que Calissandre. Il lui apprend qu'il a étudié leur « particularité » et qu'elle est dû à une spécificité génétique extrêmement rare, comme certaines maladies dite « orpheline ».
Jacques et Calissandre sont dans un appartement, celui de Jacques. Ils sont en train de discuter dans le salon. Elle lui raconte comment elle a passé sa vie à fuir les gens, surtout ceux à qui
elle tenait, par peur qu'ils découvrent ce qu'elle est, quelqu'un qui ne vieillit pas et qu'ils la rejettent, comme l'avait fait son premier mari. Elle lui parle de sa fille Marguerite qu'elle a
dû abandonner quand elle avait 5 ans. Elle lui montre les photos de la vieille dame et du petit garçon. Il lui conseille d'aller la voir et de tout lui dire.
Dans un petit pavillon, quelques temps plus tard, Marguerite, la vieille dame du parc, va dans la cuisine où Calissandre est en train de faire à manger et lui demande : « Maman, tu veux regarder
quoi à la télé ce soir? ». Elle lui réponds qu'elle ne sait pas ce qu'il y a au programme, Marguerite lui dit qu'il passe le film « Highlander ». Calissandre lui réponds « Déjà vu! », elles se
regardent et éclatent de rire.
FIN